Iran
Alors que le conflit en Iran entre dans son 13ᵉ jour, le détroit d’Ormuz est plus que jamais l’épicentre de la guerre.
Dans la nuit de mercredi à jeudi, plusieurs navires pétroliers naviguant proche du détroit d’Ormuz ont été pris pour cible par l’Iran. Une attaque contre deux pétroliers au large de l’Irak a notamment fait un mort.
Les forces iraniennes ont aussi incendié un cargo thaïlandais et leurs drones ont également visé l’aéroport de Dubaï.
Depuis le début du conflit, une vingtaine de navires ont été attaqués par l’Iran dans la région. Les gardiens de la Révolution ont menacé de “brûler vif quiconque tenterait de passer par le détroit d’Ormuz".
Les Gardiens de la révolution ont aussi déclaré que si les attaques contre l'Iran se poursuivaient, ils ne permettraient pas qu'un seul litre de pétrole soit expédié du Moyen-Orient vers les États-Unis, Israël ou encore leurs partenaires.
Alors qu’environ 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux transitent par le détroit d’Ormuz en temps normal, la quasi-paralysie de ce passage clé fait craindre un impact sur l’économie mondiale. Conséquence : les prix du baril de pétrole affichent de fortes fluctuations ces derniers jours.
Mercredi, l’Agence internationale de l’énergie a annoncé le déblocage de 400 millions de barils de pétrole - provenant des réserves d'urgence de ses 32 pays membres - afin d’atténuer la perturbation des approvisionnements au Moyen-Orient.
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