République démocratique du Congo
Alors que la République démocratique du Congo (RDC) traverse l’une des pires crises humanitaires de son histoire, la décision de l’administration Trump de suspendre l’aide étrangère met en péril des millions de vies.
Dans l’est du pays, et particulièrement à Goma, les besoins sont immenses. Les infrastructures de base sont paralysées, l’accès à l’eau et à l’électricité reste limité, et les hôpitaux débordent. Les stocks de médicaments s’amenuisent, tandis que le risque d’épidémies – choléra et variole du singe en tête – explose. Chaque jour, le nombre de personnes ayant besoin d’une aide alimentaire ne cesse d’augmenter.
Mais l’urgence humanitaire se heurte à une impasse financière. La RDC était, en 2024, le premier bénéficiaire mondial de l’aide humanitaire américaine. Sur les 1,3 milliard de dollars de fonds reçus cette année-là, 910 millions provenaient des États-Unis, soit 70 % du financement total. Un soutien colossal, aujourd’hui suspendu, comme l’explique Bruno Lemarquis, Coordonnateur humanitaire des Nations unies en RDC : « En 2024, nous avons reçu 1,3 milliard de dollars, soit le montant le plus élevé jamais obtenu en RDC pour l'aide humanitaire. 910 millions de ce total proviennent des États-Unis, représentant 70 % du financement. C'est le plus haut pourcentage au monde en termes de contribution des États-Unis à un plan d'aide humanitaire. »
L’impact est immédiat : de nombreux programmes d’urgence sont à l’arrêt. L’aéroport de Goma, principal corridor pour l’acheminement de l’aide humanitaire, est fermé. Les ONG, déjà sous pression, doivent revoir leurs opérations à la baisse, faute de ressources.
Face à cette crise, d’autres bailleurs de fonds tentent de combler le vide. Mais le manque à gagner est immense. "C’est une goutte d’eau dans l’océan", admet un humanitaire sur le terrain. La dépendance à l’aide américaine a laissé la RDC dans une position fragile : le gouvernement congolais devra s'impliquer activement pour répondre aux besoins de sa population.
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