Soudan
Des centaines de personnes qui font la queue devant le bureau des passeports à Port-Soudan, image récurrente depuis la relance en aout de la délivrance de ce document de voyage. Un précieux sésame pour des Soudanais désireux de quitter leur pays plongé dans la guerre des généraux al-Burhane et Daglo.
Mais il faut faire preuve de patience pour obtenir cette pièce.
"Si vous avez un rendez-vous aujourd'hui, vous ne pourrez pas entrer, d'autres personnes entreront avant vous, même si vous avez attendu avant qu'elles n'arrivent, simplement parce qu'elles ont des relations. Cela ne devrait pas être comme ça, tout le monde n'a pas de relations.’’, se désole Rashed Mussa, demandeur de passeport.
Il faut donc se battre pour obtenir le passeport et fuir les violences qui en 5 mois ont tué plus de 7 000 personnes, déplacé plus de cinq millions d'autres et érodé les infrastructures déjà fragiles.
" Personne ne veut quitter son pays, mais les conditions de la guerre nous ont obligés à partir. Je suis de Khartoum et j'ai dû fuir", explique Nour Hassan, soudanaise.
Plus de 2,8 millions de personnes ont fui la capitale soudanaise, Khartoum, qui comptait environ cinq millions d'habitants avant la guerre. Mais où vont-elles ?
"N'importe où sauf au Soudan, ce n'est plus un pays. Il ne nous a accordé aucun de nos droits. Pas de nourriture, pas de médicaments, pas d'éducation, rien.’’, Marwa Omar, mère de quatre enfants.
Selon les Nations unies, plus de la moitié du pays a besoin d'une aide humanitaire d'urgence et six millions de personnes sont au bord de la famine.
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