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Ethiopie : nouvelle hausse de 20% des prix du carburant

Ethiopie : nouvelle hausse de 20% des prix du carburant
Un employé dirige les voitures alors qu'elles font la queue pour faire le plein d'essence dans un magasin Costco à Matthews, N.C., vendredi 12 septembre 2008.   -  
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Chuck Burton/AP2008 -

Ethiopie

Le prix des carburants en Ethiopie a augmenté jeudi d'environ 20%, moins de trois mois après une précédente hausse de 30 à 40%, dans le cadre de la suppression progressive des subventions publiques aux produits pétroliers.

Face à la flambée cette année des cours du brut, qui creusent le déficit de l'Etat, le gouvernement éthiopien a décidé de supprimer progressivement, depuis juillet, la totalité des subventions aux carburants.

"Bien que les prix internationaux du pétrole ont montré une certaine stabilité en septembre, la différence reste importante quand on les compare à ceux dans notre pays", selon le ministère du Commerce dans un communiqué publié mercredi soir.

Pour "refléter le marché international, de nouveaux prix ont été fixés" jeudi, selon le ministère.

Les conséquences ont été rapides à la pompe. Le prix de l'essence a augmenté de 19,83%, passant de 47,83 à 57,05 birr (1,12 euro), et celui du diesel et du pétrole lampant a pris 22,19%, de 49,02 à 59,90 birr (1,18 euro).

Au total, depuis décembre, les prix de l'essence et du diesel en Ethiopie ont plus que doublé, augmentant respectivement de 120% et de 157%.

Les subventions aux carburants sont revues tous les trois mois.

La première étape de suppression des subventions en juillet avait fait bondir le prix de l'essence de près de 30% et celui du diesel de près de 40%.

Le gouvernement - qui a le monopole de l'importation du carburant, transporté par la route depuis Djibouti vers l’Éthiopie enclavée - avait déjà augmenté les prix au détail en décembre 2021 puis en mai 2022.

Selon les analystes, le conflit dans la région dissidente du Tigré, qui dure depuis deux ans, pèse durement sur l'économie éthiopienne, en raison de son coût pour les finances publiques et des réticences des bailleurs et investisseurs internationaux.

Selon la Banque mondiale, le pays, deuxième le plus peuplé du continent avec 115 millions d'habitants, est aussi l'un des plus pauvres de la région.

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