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Paludisme : des scientifiques auraient réussi à modifier génétiquement les moustiques

Des scientifiques tiennent un récipient contenant des moustiques à Londres en mars 2011.   -  
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Sang Tan/AP2011 -

Paludisme

Une équipe de scientifiques basée à Londres indique qu'elle est parvenue à modifier génétiquement les moustiques porteurs du paludisme afin qu'ils ne puissent plus transmettre la maladie. Une découverte synonyme de bonne nouvelle pour le continent qui concentrait 95% des 241 millions de cas de paludisme recensés dans le monde en 2020 par l'OMS.

Le professeur George Christophides, spécialiste du paludisme qui dirige l'équipe de l'Imperial College de Londres explique qu'il est important de raccourcir la durée de vie du moustiques pour éviter la formation du parasite responsable du paludisme : "Le moustique n'est pas un simple porteur du parasite, il ne le prend pas d'un humain infecté pour le transmettre à un autre. Le parasite doit passer du temps dans le moustique et il doit se développer comme un organisme. Il doit se développer à partir de gamètes initiaux, comme un spermatozoïde et un ovule, en un zygote, comme l'embryon, puis devenir un kyste (blasto). Dans ce kyste, de nouveaux parasites se forment et infectent les glandes salivaires des moustiques, de sorte que lorsqu'ils piquent à nouveau, ces parasites dans les glandes salivaires sont injectés dans la nouvelle personne". En même temps qu'essayer de raccourcir la vie du moustiques, les scientifiques auraient donc cherché à freiner le développement du parasite.

Outre le déploiement de moustiquaires aspergées d'insecticide, les autorités sanitaires de pays comme la Tanzanie ont fait appel à des chercheurs en 2019 pour déployer des drones afin de pulvériser un liquide à base de silicone sur de grandes étendues d'eau stagnante dans les rizières. En effet, avec l'augmentation des températures à l'échelle globale, les moustiques sont de plus en plus résistants aux méthodes utilisés couramment. 

La solution de la modification génétique a donc beaucoup été étudiée ces dernières années. Cette équipe de scientifiques prévoie des tests notamment au Rwanda afin de voir comment ces nouveaux moustiques plus fragiles pourront survivre et se reproduire pour remplacer les autres.