Tunisie
Quelques jours après avoir refusé de prendre part au dialogue proposé par le président Kaïs Saied, le secrétaire général adjoint de la centrale syndicale tunisienne UGTT a animé une conférence de presse mercredi à Tunis au cours de laquelle il a réitéré ce refus. Pour la centrale syndicale, ce dialogue n'est pas de nature à sortir le pays de la crise.
"Nous avons averti à plusieurs reprises que tout appel au dialogue doit être fait de manière consultative. Il ne peut pas être fait par directive ou décret. Lors du dernier appel au dialogue lancé par le président de la République Kais Saied, il n'y a pas eu de consultation et cela va à l'encontre du décret numéro 30 qui a été publié sans consultation préalable alors qu'il aurait dû l'être", a martelé Sami Tahri, secrétaire général adjoint de l'UGTT.
Du côté des autres centrales syndicales à savoir l'Union tunisienne de l'agriculture et de la pêche, l'organisation patronale ou encore des ONG ; la Ligue tunisienne des droits de l'homme et l'Union nationale de la Femme tunisienne, aucune déclaration n'a été publiée sur leur participation ou non à ce dialogue politique. Si ses discussions se tiennent, elles doivent aboutir à l'élaboration d'une nouvelle Constitution.
Le président tunisien Saied avait annoncé début mai l'instauration d'un dialogue national attendu depuis des mois.
Dans une feuille de route censée sortir le pays de la crise politique, un référendum sur des amendements constitutionnels le 25 juillet, avant des législatives le 17 décembre est également prévu.
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