Soudan
Un expert des droits de l'homme de l'ONU était au Soudan lundi pour vérifier les allégations de violations des droits de l'homme après le coup d'État militaire d'octobre qui a plongé le pays dans la tourmente et déclenché des manifestations de rue quasi quotidiennes.
Adama Dieng, l'expert des Nations unies sur les droits de l'homme au Soudan, est arrivé dans la capitale Khartoum dimanche, un mois après que les autorités soudanaises aient demandé le report de sa visite, selon le Conseil des droits de l'homme des Nations unies. L'expert a rencontré lundi le ministre de la Justice par intérim, Mohamed Saeed al-Hilu. Il rencontrera également d'autres responsables gouvernementaux, des militants et des groupes de la société civile.
La mission d'Adama Dieng consiste à vérifier les allégations de violations des droits de l'homme lors des manifestations qui ont eu lieu depuis la prise du pouvoir, a déclaré Gomaa al-Wakil, chef du département des droits de l'homme au ministère de la justice.
Cette prise de pouvoir a bouleversé la transition du Soudan vers un régime démocratique après trois décennies de répression et d'isolement international sous la présidence autocratique d'Omar al-Bashir. La nation africaine a emprunté un chemin fragile vers la démocratie depuis qu'un soulèvement populaire a forcé les militaires à destituer Omar el-Béchir et son gouvernement islamiste en avril 2019.
Manifestations quasi quotidiennes
Lundi des milliers de personnes ont défilé dans les rues de Khartoum, la capitale soudanaise, pour réclamer la mise en place d'un gouvernement entièrement civil pour mener la transition du pays vers un régime démocratique.
Les forces de sécurité soudanaises sont accusées de recourir à la violence sexuelle contre les femmes participant aux manifestations. Les Nations unies ont demandé l'ouverture d'une enquête. Des centaines d'activistes et de leaders de la protestation ont également été détenus, ce qui a compliqué les efforts internationaux menés par l'ONU pour trouver une issue à l'impasse.
Depuis le coup d'État militaire d'octobre, le pays est plongé dans la tourmente, les manifestations de rue sont quasi quotidiennes. Les forces de sécurité utilisent fréquemment des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants. Selon un groupe médical soudanais, plus de 80 personnes, principalement des jeunes hommes, ont été tuées et plus de 2 600 autres blessées dans des manifestations depuis le putsch.
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