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Mali : pluie d'hommages après la mort d'Ibrahim Boubacar Keïta

L'ancien président malien, Ibrahim Boubacar Keïta est mort un an et demi après avoir été renversé par les militaires.   -  
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Ludovic Marin/Copyright 2019 The Associated Press. All rights reserved. -

Mali

La mort de l’ancien président malien Ibrahim Boubacar Keïta, ce dimanche, a suscité de nombreuses réactions.

Saluant un homme de "paix et de dialogue", de "culture" aussi, chefs d’Etats africains et occidentaux ont présenté leurs condoléances au peuple malien et à la famille de celui que l’on surnommait IBK. Il s’est éteint à l’âge de 76 ans dans sa résidence de Bamako.

Son décès était sur toutes les lèvres, ce lundi, dans les rues de la capitale malienne, chacun évoquant l'homme à sa manière. Certains étaient encore sous le choc, d'autres se voulaient plus fatalistes, quand d'autres encore opéraient une remise en question.

"Sa mort me choque énormément, parce que c'est notre président. Nous l’avons combattu, mais c’était un homme de paix, de parole. Il a gouverné le Mali et que son âme repose en paix", réagit un habitant de Bamako.

"On ne peut que prier Dieu pour qu’il repose en paix. Il a fait ce qu’il pouvait faire pour le pays, même s'il n’a pas fini son mandat. Quand même, il a fait ce qu’il pouvait faire", dit un autre.

"Vu la manière dont il s’est donné pour ce pays et tout l’effort qu’il a fourni... Malgré tout ça, on n’a pas été reconnaissant envers lui quand même. Moi, personnellement, j’aurais aimé le rencontrer pour lui présenter nos sincères excuses vis-à-vis de nos comportements", reconnaît un homme.

Ibrahim Boubacar Keïta est mort un an et demi après avoir été renversé par les militaires et remplacé par le colonel Assimi Goïta, ancien chef d’un bataillon de forces spéciales et chef de la junte qui défie aujourd'hui une partie de la communauté internationale.

L'ancien président malien avait été chassé du pouvoir après des mois de mobilisation au sein d'une population exaspérée par les violences en tous genres - djihadistes, communautaires ou crapuleuses, par la faillite des services de l'Etat et par une corruption réputée galopante. Les détracteurs du défunt président mettent d'ailleurs en exergue "la corruption" au Mali pendant ses années de pouvoir.

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