Soudan
Pour un rassemblement organisé à Khartoum et Omdourman, scruté par les Etats et les organisations internationales qui craignent un bain de sang.
Dans la capitale Khartoum comme à Kessala dans l'Est, les cortèges, au milieu de pneus brûlés, ont scandé "Non au régime militaire".
D'autres manifestants ont brandi des portraits du Premier ministre déchu et assigné à résidence Abdallah Hamdok, appelant à "ne pas renoncer". Et plusieurs centaines de manifestants ont bloqué un axe à Port-Soudan sur la mer Rouge, poumon commercial du pays.
Selon un syndicat de médecins pro-démocratie, deux manifestants ont été tués par les forces de sécurité à Omdourman.
Ces nouveaux décès portent à onze le nombre de protestataires tués depuis que le chef de l'armée, le général Abdel Fattah al-Burhane, a annoncé lundi dissoudre l'ensemble des institutions du pays.
L'ONU et les Etats-Unis avaient mis en garde les militaires contre l'utilisation de la violence face aux manifestants dans les rues depuis lundi.
De nombreux de Soudanais sont entrés en "désobéissance civile" .
Pour eux, il n'y a pas "de retour en arrière possible" après la révolte de 2019 qui a renversé le président Omar El-Béchir.
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