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A l'ONU, le Soudan plaide pour un soutien international

Le Conseil de Sécurité de l'ONU   -  
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John Minchillo/Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved. -

Soudan

Devant les membres du Conseil de sécurité de l’ONU, le Soudan plaide pour un soutien international. Car depuis le coup d’état de lundi, les sanctions pleuvent sur Khartoum, qui jusqu’ici était sur la bonne voie sur le plan diplomatique. Le pays a été suspendu des instances de l’Union Africaine, la Banque Mondiale lui a suspendu son aide, et l'Union européenne réfléchit à faire la même chose.

"Certaines délégations ont exprimé leurs préoccupations quant à ce qui se passe actuellement au Soudan. Et tout en comprenant leurs préoccupations, nous réitérons la nécessité pour la communauté internationale, et plus particulièrement le Conseil de sécurité, de continuer à apporter son soutien au peuple soudanais en ce moment très important, qui est un carrefour, afin de rassembler les positions des différentes parties soudanaises, civiles ou militaires", explique Ammar Mahmoud, conseiller de la représentation diplomatique du Soudan à l’ONU.

Quant au Soudan du Sud voisin, son ambassadeur à l’ONU tient à rappeler que ce coup d’état menace les relations diplomatiques entre les deux pays.

"Le rapprochement entre le Soudan et le Soudan du Sud, c'est arrivé à cause du système qui était à Khartoum après la révolution de décembre 2019 qui a destitué le président Omar al-Bashir. Ce système n'est plus là depuis lundi, alors même si nous espérons les choses continueront, malheureusement, il faudra du temps", explique Akuei Bona Malwal, représentant du Soudan du Sud à l’ONU.

Juste avant le coup d’état, le régime civil de transition était largement soutenu par les pays et organismes internationaux. Washington avait par exemple retiré le Soudan de sa liste noire des pays soutenant le terrorisme. Khartoum avait même réussi à trouver un accord international pour apurer sa dette abyssale de 50 milliards de dollars. Preuve que cette transition civile avait permis à Khartoum de sortir de trois décennies d'isolement diplomatique et financier. Des avancées qui risquent d’être remises en cause avec ce coup d’état.

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