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RDC : deux ans de prison pour un cadre du parti de Moïse Katumbi

RDC : deux ans de prison pour un cadre du parti de Moïse Katumbi
Moise Katumbi   -  
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YASUYOSHI CHIBA/AFP or licensors

République démocratique du Congo

Le leader de la jeunesse du parti de Moïse Katumbi, potentiel candidat à la prochaine élection présidentielle en République démocratique du Congo (RDC), a été condamné dans la nuit de mardi à mercredi à deux ans de prison.

"Dans un procès expéditif, Jacky Ndala, coordonnateur de la ligue des jeunes d'Ensemble pour la République, a été condamné à deux ans de prison par le tribunal de paix de Kinshasa-Kinkole", a déclaré à l'AFP Me Papy Mbaki, son avocat. Arrêté dimanche et détenu par l'Agence nationale des renseignements (ANR), Jacky Ndala a été jugé en "procédure de flagrance" et condamné à l'issue d'une audience d'environ six heures.

"Le parquet l'a poursuivi pour incitation à la désobéissance aux lois. Pourtant l'interrogatoire à l'ANR a porté sur la proposition de loi sur la citoyenneté congolaise des candidats à la prochaine présidentielle", a expliqué Me Mbaki."Nous irons en appel contre cette décision", a-t-il indiqué.

Ensemble pour la République est le parti de l'ex-gouverneur du Katanga et richissime hommes d'affaires Moïse Katumbi, patron du prestigieux club congolais de football Tout-puissant Mazembe. "Il y a deux poids deux mesures dans l'administration de la justice dans cette affaire", a réagi Olivier Kamitatu, directeur de cabinet et porte-parole de Moïse Katumbi.

Une vidéo envoyée lundi à l'AFP par un haut responsable de l'ANR montre Jacky Ndala haranguer un groupe de personnes et dire : "Lorsque le signal sera donné, là où tu es, près de ta résidence, allume le feu (...) Nous avons pris rendez-vous d'aller visiter le palais du peuple", siège du parlement congolais.

Jacky Ndala faisait allusion, d'après cette vidéo, à une proposition de loi controversée déposée récemment au Parlement qui prévoit que seuls des Congolais nés de deux parents congolais pouvaient concourir à la présidentielle.

Si cette loi est votée, Moïse Katumbi - né d'un père Italien et d'une mère Congolaise - qui affiche ses ambitions pour la magistrature suprême serait exclu de la course. La prochaine présidentielle en RDC est censée avoir lieu en décembre 2023 et le président Félix Tshisekedi a déjà annoncé qu'il briguerait un nouveau mandat.

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