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Alassane Ouattara souhaite une révision des quotas au sein du FMI

Alassane Ouattara souhaite une révision des quotas au sein du FMI
Le président Alassane Ouattara, au palais présidentiel à Abidjan, le 28 Octobre 2020   -  
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Côte d'Ivoire

Le président de Côte d'Ivoire Alassane Ouattara a appelé lundi le Fonds monétaire international à une meilleure représentativité des pays africains au sein de l'institution ainsi qu'à plus de flexibilité concernant leur déficit budgétaire.

Le président Alassane Ouattara qui a occupé diverses fonctions au sein du Fonds, a rappelé qu'en 1945, à la création des institutions de Bretton Woods, l'Egypte, l'Ethiopie et l'Afrique du sud étaient les premiers pays africains à en être devenus membres.

Il a fallu attendre les années 90 pour que tous les pays africains y soient représentés, lors d'une conversation virtuelle avec la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, à l'occasion des 60 ans du département africain que Alassane Ouattara a dirigé de 1984 à 1988. Toutefois, 46 pays d'Afrique sub-saharienne ne sont représentés que par deux chaises au conseil d'administration du FMI avec un pouvoir de vote 7,09%. Ce constat montre que beaucoup de chemin reste encore à faire pour améliorer la représentativité du continent africain au Fonds monétaire.

Selon lui, la révision des quotas doit être un point important à l'ordre du jour pour les pays africains.

Le président ivoirien a par ailleurs souligné la nécessité de faire preuve de flexibilité en matière de déficit budgétaire "sans pour autant remettre en cause la soutenabilité de la dette publique et la solidité du cadre macro-économique qui est la priorité des priorités".

Alassane Ouattara a été économiste au Fonds de 1968 à 1973 avant de diriger le département Afrique, puis de devenir conseiller du directeur général à partir de 1987. Il a aussi été directeur adjoint de juillet 1994 à juillet 1999.

Quelques décimales de plus sur le déficit budgétaire rapporté au PIB permettrait à beaucoup de pays de mieux affronter la pandémie, de financer les dépenses urgentes de lutte contre le terrorisme et de bâtir à moyen terme des bases solides de paix pour leur développement.

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