Maroc
Entre les enseignants contractuels et la police, les couteaux sont tirés depuis des semaines. Mercredi encore, les deux corps se sont affrontés alors que les enseignants sont descendus une nouvelle fois dans les rues de la capitale Rabat pour réclamer leur intégration à la fonction publique.
Ils ont bravé selon la police, l’interdiction des manifestations en vigueur dans le royaume face à l’Etat d’urgence sanitaire. La répression menée par les policiers s’est soldée par de nombreuses arrestations.
"L'évolution de la question après l'intervention policière des 6 et 7 avril 2021 c’est l'arrestation de 20 enseignants hier à Rabat et ils sont toujours là. Et aujourd'hui nous continuons des séries de protestations alors que d'autres enseignants sont encore arrêtés, nous ne connaissons pas le nombre exact.", explique Raja Aitsi, membre de la coordination nationale des enseignants contractuels.
Les manifestants rejettent le statut proposé par les pouvoirs publics.
"Malheureusement, vous pouvez constater la répression que nous subissons aujourd'hui face au silence du ministère qui refuse d'ouvrir un débat avec nous. Ils ont récemment introduit le programme de qualification professionnelle que nous rejetons complètement, car nous voulons être sous la tutelle du ministère de l'éducation et non des académies, nous voulons être des fonctionnaires du ministère. ", souligne Taha Wadani, enseignant contractuel.
Difficile donc d’accepter un statut précaire donc. Une grève nationale est observée depuis le 5 avril pour tenter de faire bouger les lignes. Devant ce que les enseignants appellent l’inertie des pouvoirs publics face à leur sort.
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