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Haroun Sow, le chef mauritanien au chevet d'étudiants français

Le chef mauritanien Harouna Sow et des volontaires préparent de la nourriture pour des étudiants avant une opération de distribution de nourriture par l'association Linkee   -  
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STEPHANE DE SAKUTIN/AFP or licensors -

France

A Paris, dans un local associatif près de Porte de la Chapelle, un collectif restaurateurs produisent quotidiennement des plats pour des personnes en situation de précarité.

Arrivé en France en 2012, Haroun Sow cuisine chaque semaine des dizaines de repas pour les étudiants dans le besoin. Pour ce réfugié mauritanien, il s’agit surtout de redonner un peu à la communauté. "Au départ j'étais venu juste pour aider parce que j'ai été bénéficiaire de l'aide alimentaire quand je suis arrivé en France. Par la suite, je me suis formé et j'ai vécu beaucoup de temps avec des étudiants qui m'ont hébergé à travers le programme Comme à la Maison. C'est des particuliers qui ouvrent leur appartement à des réfugiés. Donc ce sont des personnes qui m'ont accompagnées dans tous les domaines. Il fallait que je fasse quelque chose pour la nation parce que je sais que j'en fais partie."

En France, environ 8,5 millions de personnes ont recours à l’aide alimentaire, soit 10% de la population. Mardi soir, 250 étudiants faisaient la queue devant le local du Bar Commun."C'est difficile parce qu'on a l'impression d'être des pauvres alors qu'on n'a même pas commencé notre vie professionnelle. C'est difficile parce qu'on n'a pas beaucoup d'argent pour vivre en tant qu'étudiant. Moi j'ai une rémunération pour mon stage mais le coût de mon loyer couvre toute ma rémunération, donc il ne me reste pas grand-chose, voire rien pour vivre", avance Diane, étudiante en archéologie.

Selon les bénévoles, les files s’allongent de jour en jour pour récupérer des colis composés d’un plat cuisiné et d’autres courses alimentaires. "À cause du confinement mon job étudiant a sauté. Du coup pour manger au quotidien, ce n’est pas que c'est difficile mais on dit pas non à un peu d'aide", confie pour sa part Rémi, étudiant en musicologie.

Une situation qui risque d'empirer alors que les autorités françaises ne prévoient pas de retour à la normale avant le mois de mai.

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