Tunisie
La colère gronde à Sidi Bouzid, dix ans après la Révolution de jasmin. Des centaines de personnes ont manifesté devant la sculpture de la charrette de Mohamed Bouazizi, scandant des slogans contre le gouvernement. Les autorités tunisiennes ont annulé une cérémonie commémorant son immolation, exacerbant le mécontentement des habitants.
Les manifestants ont réclamé du travail et une nouvelle révolution dans le pays alors que le taux de chômage est grimpé à 15 %. Ces manifestations interviennent dix ans après le soulèvement contre le régime de Ben Ali, déclenchant le Printemps arabe.
Le 17 décembre 2010, Mohamed Bouazizi, un vendeur ambulant excédé par le harcèlement policier, s'était immolé par le feu sur la rue principale de la ville, déclenchant un mouvement de contestation sans précédent. Le soulèvement fit quelque 300 morts dans le pays, mais les manifestations finirent par chasser du pouvoir le président Zine el Abidine Ben Ali le 14 janvier 2011, et par s'étendre à d'autres pays de la région, faisant tomber plusieurs autocrates.
Si la contestation avait mis fin à des années de dictature, le chômage continue toujours de ronger la société tunisienne. Des grèves, blocages de routes et manifestations se sont multipliés ces dernières semaines pour réclamer des emplois, des investissements et des services publics de base.
Comme la capitale Tunis, Sidi Bouzid était sous haute surveillance policière alors qu'aucune visite officielle n' y était programmée.
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