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Algérie : un dessinateur écope de trois mois ferme pour des dessins antipouvoir

Algérie : un dessinateur écope de trois mois ferme pour des dessins antipouvoir

Algérie

<p><strong>Un dessinateur critique du régime a été condamné mercredi à un an de prison, dont trois mois ferme, a indiqué le Comité national de libération des détenus (<span class="caps">CNLD</span>) sur son compte Facebook.</strong></p> <p>Cette association, qui recense et défend les personnes arrêtées dans le cadre du mouvement de contestation du régime qui agite l’Algérie depuis le 22 février, ne donne aucun autre détail dans l’immédiat.</p> <p>Abdelhamid Amine, dit “Nime”, peintre et auteur de bandes dessinées, est en détention provisoire depuis le 28 novembre. Selon le <span class="caps">CNLD</span>, le Parquet d’Oran (350 km à l’ouest d’Alger) avait requis le 5 décembre 18 mois de prison ferme contre lui pour “atteinte au moral de l’armée” et “atteinte à l’intégrité du territoire”, pour deux tableaux publiés sur son compte Twitter @Nime_BD.</p> <p>Le dessin intitulé “L’Elu” montre l’actuel homme fort de l’Algérie, le général Ahmed Gaïd Salah, chef d‘état-major de l’armée, un genou à terre, passer un chausson de vair au pied de l’ex-Premier ministre Abdelmadjid Tebboune, candidat à la présidentielle du 12 décembre — rejetée par la contestation — sous le regard des quatre autres postulants.</p> <h2 style="font-size:16px;">“Jusqu’au bout”</h2> <p>En arrière-plan, on distingue, spectral, le président déchu Abdelaziz Bouteflika, contraint à la démission par la rue en avril, après 20 ans à la tête de l’Etat.</p> <p>Un autre dessin intitulé “Jusqu’au bout” montre le général Gaïd Salah, le président par intérim Abdelkader Bensalah et le Premier ministre Noureddine Bedoui en musiciens jouant sur le pont d’un navire qui commence à couler.</p> <p>Selon le <span class="caps">CNLD</span>, plus de 140 manifestants, militants, artistes ou journalistes ont été arrêtés depuis le mois de juin et le durcissement à l‘égard du Hirak de la part du pouvoir, aux mains du haut commandement militaire depuis la démission en avril de  Bouteflika, sous la pression de la contestation.</p> <p><strong><span class="caps">AFP</span></strong></p>
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