Zimbabwe
Au Zimbabwe, le système sanitaire continue de nager dans des difficultés héritées du régime de Robert Mugabe. Hôpitaux et infirmiers tentent de survivre face à l’effondrement économique du pays.
Des hôpitaux aussi malades que les patients qu’ils accueillent. Au Zimbabwe, les maux du système sanitaire restent encore profonds. Et la mort à l‘étranger de l’ex-président, Robert Mugabe, reste, pour médecins et patients, une preuve du délaissement du secteur de la santé par les autorités. « Cela en dit long sur l‘état actuel de nos institutions de santé si un président, si un ancien président meurt dans un pays étranger, cela montre qu’il ne croit pas en leur propre système. », fustige Dr Edgar Munatsi, médecin à Chitungwiza, ville située à près de 27 kilomètres au sud de la capitale Harare.
Hôpitaux sous-équipés et un secteur public au bord de la faillite, le système sanitaire zimbabwéen reste un symbole fort de l’effondrement économique du pays. L’impact est plus que visible chez les professionnels du secteur. « Bien sûr, nos infirmiers et nos médecins viennent au travail, mais vous pouvez constater qu’il existe une forme non déclarée de « relâchement », vous voyez l’attitude qu’ils manifestent maintenant envers nos patients, vous voyez le temps qu’ils prennent pour effectuer certaines procédures. », regrette Dr Prosper Chonzi, directeur des services de santé de Harare.
Un constat alarmant qui en dit long sur la dégradation du secteur de la santé au Zimbabwe. Une détérioration que les innombrables grèves ont encore du mal à résoudre.
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