Comores
Réussir à maintenir les Comores unis. La présidentielle de ce dimanche dans l’archipel est un test pour la décision du président sortant Azali Assoumani de réformer le mode de sélection des candidats à la présidentielle.
Dans l‘île d’Anjouan, on s’attendait à choisir un président issu de l‘île, selon le principe d’une présidence tournante de cinq ans en 2021. Mais l’année dernière, Azali Assoumani a convoqué un référendum afin de prolonger le mandat du président et de le faire passer à 10 ans d’une part, et d’autre part, il a décidé d’une présidentielle anticipée.
Autre conséquence de la réforme, l’autonomie des trois îles (Grande-Comore, Anjouan, Mohéli) qui constituent l’archipel des Comores a considérablement été réduite. La nouvelle présidence tournante et le calendrier électoral ont été les principaux thèmes de campagne de l’opposition pour le premier tour de la présidentielle.
Selon elle, la politique de M. Assoumani est à même de réveiller les vieux démons du passé. Une référence à la sécession de l‘île d’Anjouan entre 1997 et 2000.
Le camp présidentiel, pour sa part, explique que la réforme était devenue nécessaire. En rallongeant le mandat du président de la République, l’idée est de le pousser à rendre davantage compte aux citoyens d’une part, il aura également plus de temps pour suivre ses chantiers d’autre part.
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