Zimbabwe
Le Mouvement pour le changement démocratique, le principal parti d’opposition du Zimbabwe, boude le dialogue national initié mercredi par le président Emmerson Mnangagwa.
Au cours d’une réunion, le Chef de l‘état a informé ceux des opposants présents sur ses intentions concernant ce dialogue politique.
“Il est donc impératif que nous nous tendions toujours la main et que nous trouvions des moyens de résoudre les différends par des moyens pacifiques et par le dialogue”, a déclaré Emmerson Mnangagwa.
Le président zimbabwéen a souligné l’importance de la paix pour le développement.
“Notre rencontre d’aujourd’hui est une étape importante qui devrait toujours nous rappeler la suprématie du dialogue sur le conflit et de la collaboration sur la confrontation comme instruments de construction nationale. Le développement et le progrès peuvent s’enraciner dans un environnement de paix et d’ordre consensuels.”
Le chef du MDC, Nelson Chamisa, avait précédemment rejeté les appels à un dialogue national. Déclarant sur twitter que “Le dialogue n’est pas un jeu”. “Nous sommes dans une crise politique causée par des élections frauduleuses (…), il faut un véritable dialogue sous l’autorité d’un médiateur crédible”, a-t-il ajouté.
Selon Chamisa, “un dialogue authentique sous la coordination d’un médiateur crédible est nécessaire pour résoudre la crise au Zimbabwe”.
Le parti a également exigé une série de dix conditions préalables à ce dialogue, dont “la fin des violences” des forces de l’ordre et des “arrestations arbitraires”, ainsi que la libération de “tous les prisonniers politiques”.
Un autre parti hostile au régime, le Front patriotique national (NPF), composé d’exclus du parti au pouvoir, la Zanu-PF, a également boycotté mercredi la réunion, qualifiée de “comédie” par son porte-parole Jealous Mawarire.
AFP
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