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RDC : le MLC se réserve le droit de refuser d'intégrer l'équipe gouvernementale de Tshisekedi

RDC : le MLC se réserve le droit de refuser d'intégrer l'équipe gouvernementale de Tshisekedi

République démocratique du Congo

En RDC, le Mouvement de libération du Congo (MLC) qui a soutenu Martin Fayulu à la présidentielle remportée par Félix Tshisekedi n’entend pas intégrer le futur gouvernement dit d’ouverture. Ce serait, craint le parti de Jean-Pierre Bemba, une manière de « cautionner la fraude ».

Qui entrera dans le premier gouvernement du premier quinquennat de Félix Tshisekedi ? Difficile de le savoir. Tant cela relève du pouvoir discrétionnaire du chef et surtout que ce dernier est tenu de nommer son Premier ministre au sein de la majorité à l’Assemblée nationale. Une majorité dont dispose l’ancien pouvoir avec plus de 330 sièges sur 500.

Si Félix Tshisekedi a été élu président avec 38 % des suffrages, son parti, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) n’avait obtenu qu’une cinquantaine de sièges aux législatives.

Ce qui contraint le nouveau chef de l‘État de RDC à des tractations politiques par le biais d’un « informateur » pour constituer une majorité, comme le lui concède l’article 78 de la constitution.

Des observateurs proposent aussi la formation d’un gouvernement d’ouverture destiné à incorporer toutes les sensibilités politiques ou forces vives de la Nation afin d’atténuer ou dissiper une crise politique en couvaison.

Option que rejette déjà le Mouvement de libération du Congo (MLC). « Nous ne pouvons pas participer à un gouvernement sur fond de corruption. Nous nous sommes battus pour un Etat de droit. L’État de droit ne signifie pas arrangement, combine et combinaison pour gérer le pouvoir », déclare Eve Bazaiba, secrétaire générale du MLC.

Quelle marge manœuvre pour Fayulu ?

Après le rejet du dossier de candidature à la présidentielle de son président Jean-Pierre Bemba, le MLC avait intégré la coalition Lamuka pour soutenir Martin Fayulu. Revendiquant une victoire écrasante avec près de 60 % des voix, ce dernier estime être victime d’un « putsch électoral » de la part de la commission électorale (CENI) qui lui avait attribué un score de 34 % des voix et de la Cour constitutionnelle qui a rejeté ses recours.

Bien que la communauté internationale dont une bonne partie et l‘Église catholique l’avaient appuyé, ait « pris acte » et promis de « travailler avec Tshisekedi », Fayulu continue de remettre en cause la légitimité de celui qui pourrait emménager à partir de demain jeudi, au Palais de la nation.

Et selon des médias congolais, les avocats du candidat malhereux devraient animer ce mercredi une conférence de presse pour mettre au jour toutes « les incongruités » de la Cour constitutionnelle.

Toutefois, avec une soixantaine de députés et pour avoir occupé la deuxième place lors de la présidentielle, Lamuka et Martin Fayulu s’apprêtent désormais à devenir la première force de l’opposition en RDC. À l’intérieur ou hors de l’hémicyle. Ce qui ne sera pas rien, à moins qu’il y ait des défections de membres de Lamuka pour rallier le camp Tshisekedi.

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