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Les chefs d'État de la SADC inquiets de la situation en RDC

Les chefs d'État de la SADC inquiets de la situation en RDC

République démocratique du Congo

La situation en République démocratique du Congo inquiète les pays de la sous-région. Une inquiétude exprimée lors d’une rencontre qui a regroupé à Brazzaville, en République du Congo, les chefs d‘État angolais, namibien, zambien et le botswanais.

Ce mini-sommet organisé à l’appel du président congolais Denis Sassou Nguesso s’est tenu sans le président Joseph Kabila dont la succession à la tête de la République démocratique du Congo est au centre d’une bataille sans merci entre candidats plus que déterminés. Ce qui n’a pas empêché les dirigeants de la SADC et de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) de faire l‘état des lieux et surtout d’exprimer leurs inquiétudes à quelques jours de la présidentielle du 30 décembre. « Les chefs d’Etat ont exprimé leurs vives préoccupations face aux actes de violence qui ont émaillé la campagne électorale dans certaines localités du pays et qui sont de nature à compromettre la sérénité du pays », explique le communiqué lu par le ministre congolais des Affaires étrangères, Jean-Claude Gakosso.

Les acteurs appelés à la retenue

Face aux menaces d’instabilité qui pèse sur le pays, les leaders de la SADC et CIGL ont demandé aux autorités congolaises à œuvrer pour éviter que le pays sombre dans un nouveau cycle de violences aux conséquences dévastatrices. « Les chefs d‘État ont appelé la classe politique et la société civile à se calmer et à faire preuve de retenue afin de tenir les élections dans une atmosphère sereine. Les chefs d’État se sont félicités du déploiement par l’Union africaine, la SADC et d’autres organismes régionaux de missions d’observation du processus électoral », poursuit le communiqué.

La convocation de ce mini-sommet par le président congolais est loin d‘être anodine. Le Congo s’expose au même titre que les pays frontaliers de la RDC aux mêmes conséquences d’un éventuel embrasement de leur voisin, Brazzaville encore plus. « Brazzaville a tout intérêt à prendre cette initiative parce qu’aujourd’hui Brazzaville et Kinshasa sont les deux capitales les plus rapprochées au monde. Vous allez vous rendre compte que tout ce qui se passe du côté de la RDC il y a des impacts du côté de Brazzaville. Je dirais que Brazzaville est en train de jouer sa sécurité. Donc, en homme politique avisé le président Sassou Nguesso joue sa sécurité d’abord », pense Constant Ibra, politologue congolais.

Quoi qu’il en soit, l’inquiétude reste grande vue la tension qui pèse dans le pays après une campagne électorale mouvementée. Et même si aucune autorité congolaise n’a pris part à cette rencontre de Brazzaville, une délégation composée des ministres congolais et zambiens des Affaires étrangères devait se rendre ce jeudi à Kinshasa pour en remettre les conclusions au président Kabila.

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