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Élections en RDC : ce que pourrait dire le président de la CENI à propos du report

Élections  en RDC : ce que pourrait dire le président de la CENI à propos du report

République démocratique du Congo

Le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) tiendra ce jeudi à 14 heures (GMT) un point de presse. Il pourrait prononcer le report des élections prévues le 23 décembre. L’opposition quant à elle s’oppose à un troisème renvoi « injustifiable ».

Mis à jour à 10h 30 GMT

C’est en tout cas l’annonce faite sur la page Twitter de l’institution en charge de l’organisation des élections en RDC.

Mais que dira Corneille Nangaa ? Peut-être parlera-t-il des élections du 23 décembre. Et si c’est le cas, que dira-t-il ? En tout cas, bien malin, quiconque aura deviné ce qu’envisage le président de la CENI.

Toutefois, selon toute vraisemblance, M. Nangaa annoncera le report des élections. Ainsi que l’a confié ce mercredi à l’AFP, une source proche de la CENI. Et pour plusieurs raisons dont l’incendie qui a consumé il y a une semaine, le matériel électoral dont plus de 80 % des très controversées machines à voter destinées à la ville de Kinshasa.

« Des efforts ont été faits pour ramener du matériel vers Kinshasa et commander d’autres machines en Corée du Sud. Cependant, des bulletins de vote ne seront disponibles à Kinshasa que le samedi 22, à la veille du jour du scrutin », a indiqué la source qui évoque un report de près d’une semaine.

Un report qu’une partie de l’opposition entend rejeter. « Plus de deux ans après l’expiration des délais constitutionnels, aucun report n’est justifiable. Le président de la République et le responsable de la CENI devront assumer les conséquences de cette mascarade », a prévenu dans un communiqué la coalition Lamuka constituée autour du candidat Martin Fayulu soutenu par Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba, deux grandes figures de l’oppsoition dont les dossiers de candidature ont été invalidés par la CENI puis la cour constitutionnelle.

Mais à qui profiterait le report ? Et que dira la communauté internationale même si Kinshasa a toujours tenu à sa souveraineté comme à la prunelle de ses yeux ? Beaucoup de questions à la veille de ce scrutin capital en ce qu’il devrait favoriser la première alternance pacifique de l’histoire de la RDC.

Ces élections ont déjà subi deux reports : en 2016 et 2017. Kabila dont le deuxième et dernier mandat s‘était achevé depuis 2016 ne devrait quitter le Palais de la Nation qu’après l’investiture du nouveau président comme le prévoit la Constitution.

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