Afrique du Sud
Trouver une sépulture pour le repos éternel d’un être arraché à la vie n’est pas toujours chose facile en Afrique du Sud. Les cimétières débordent.
D’où parfois l’obligation d’ouvrir des tombes pour y inhumer de nouvelles dépouilles. 45 à 60 sépultures sont rouvertes chaque semaine à Johannesburg.
La mère de Puleng Sipamla vient d‘être inhumée dans une ancienne tombe. Sa fille n’y voit aucun inconvénient. “Comme c’est une tombe qui était déjà là, et qu’elle est proche de chez nous, on s’est dit que ce serait plus simple pour nous de faire cette rouverture de tombe, et puis je ne vais pas vous mentir, c’est moins cher que de faire une nouvelle tombe”, raconte-t-elle.
Face à ce déficit de tombes, des Sud-Africains commencent à réfléchir à des nouvelles méthodes. La crémation est évoquée, mais elle divise.
“Je pense que ça aiderait si les gens comprenaient pourquoi il faut se tourner vers la crémation, parce que nous avons un problème de terre. Les gens ne peuvent pas acheter de la terre, il y en a très peu. Il y a beaucoup de gens qui arrivent, beaucoup de naissances, etc…”, explique Zoleka Sipamla, une Sud-Africaine. Cependant, son opinion ne passe pas dans un pays pas encore habitué à cette pratique. L‘église s’invite au débat.
“On ne croit pas en la crémation. Donc je pense que ces ouvertures de tombes c’est une chose merveilleuse parce que personne ne va se plaindre d‘être en dessous. Vous ne les entendrez jamais se plaindre parce qu’ils sont déjà morts”, ironise le Révérend Harold Ginya de l‘église des Nazaréens.
Outre Johannesburg, d’autres villes sud-africaines font face à la surpopulation funéraire. Des municipalités n’excluent pas de légiférer en rendant l’incinération obligatoire.
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Arrêt sur images du 1er juillet 2026