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Sahara occidental : une "solution pacifique" est "possible" (ONU)

Sahara occidental : une "solution pacifique" est "possible" (ONU)

Sahara occidental

Une “solution pacifique” est “possible”, a déclaré jeudi l’envoyé de l’ONU pour le Sahara, territoire disputé par le Maroc et le Front Polisario.

Chargé du dossier depuis 2017, l’ex-président allemand Horst Kohler a également annoncé qu’il entendait organiser une nouvelle réunion sur le même format au premier trimestre 2019.

“Je suis donc très heureux d’annoncer que les délégations ont décidé de s’engager plus avant. Mon espoir est que ce processus se fera d’abord et avant tout en faveur des hommes et des femmes, des enfants et de la jeunesse du peuple du Sahara occidental”, a-t-il déclaré.

"D'après nos discussions, il est clair pour moi que personne ne gagne à maintenir le statu quo"

Six ans après l‘échec de négociations directes, le Maroc et le Front Polisario, qui se sont fait la guerre jusqu’au cessez-le-feu de 1991, ont participé pendant deux jours à Genève, à une “table ronde” sur l’avenir de ce territoire disputé.

Dernier pays du continent africain en attente d’un statut post-colonial, le Sahara occidental fait l’objet de querelles entre le Polisario – qui a proclamé en 1976 une République arabe sahraouie démocratique (RASD) avec le soutien de l’Algérie et de la Libye. Le mouvement milite pour l’organisation d’un référendum d’autodétermination, option que refuse le Maroc qui contrôle actuellement 80 % de ce territoire désertique de 266.000 km2.

“En ce qui concerne le Sahara, la solution officielle que nous recherchons est une solution qui va permettre au peuple du Sahara d’exercer leur droit à l’auto-détermination”, a expliqué Khatri Addouh, chef de la délégation du Front Polisario.

Rabat, dont la délégation à Genève était conduite par le ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita, rejette toute solution autre qu’une autonomie sous sa souveraineté, en invoquant la nécessité de préserver la stabilité régionale.

“L’autodétermination est une chose, le referendum en est une autre. L’autodétermination se fait par les négociations. Le référendum n’est pas à l’ordre du jour”, a ainsi déclaré M. Bourita, devant les médias à Genève. ‘‘La réunion d’aujourd’hui a été un bon progrès, pas une percée mais un bon progrès”, a-t-il ajouté.

Il a néanmoins relevé “la très bonne atmosphère” durant les discussions, tout en soulignant que son pays “n’est pas près de s’engager dans des réunions sans fin”.

AFP