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Législatives au Togo : manifestations contre la tenue du scrutin

Législatives au Togo : manifestations contre la tenue du scrutin

Togo

Plusieurs milliers de personnes ont défilé dans les rues de Lomé jeudi, à l’appel de la principale coalition de l’opposition, pour exiger l’arrêt du processus électoral avant les législatives du 20 décembre.

La situation politique reste inquiétante au Togo à l’approche des législatives du 20 décembre. Les manifestants accusent la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), d‘être responsable de la situation actuelle, car incapable selon eux, de résoudre ces questions.

“Si le pouvoir ne veut pas céder, ce n’est pas le peuple qui cédera et le peuple aura le dessus. C’est une occasion que je saisis pour lancer un appel à la CEDEAO . Le processus de règlement de crise est en souffrance, la CEDEAO a pris la responsabilité d’aider à régler la crise. Nous appelons à la CEDEAO pour au moment ou il faut, des décisions fermes soient prises.” A lancé Kafui Adjamagbo-Johnson, coordinatrice de la coalition de l’opposition.

"Personne ne peut nous contraindre à aller à de fausses élections. On l'a fait par le passé, on ne le fera plus. Nous ferons le maximum pour que ces élections ne se tiennent pas. Mais cela ne veut pas dire que nous allons agresser quelqu'un".

“Nous voulons l’‘alternance au Togo, s’il y n’a pas ça c’est votre faute (CEDEAO), parce que le Togo n’est pas une famille des Gnassimgbé.” Ajoute Ouro Jamouh, manifestant.

“Nous ne voulons plus de Faure, même la CEDEAO, on n’a plus confiance en la CEDEAO. Maintenant, que Faure quitte le pouvoir, qu’il laisse le pouvoir au peuple et nous aurons qu‘à choisir qui nous voulons.” Renchéri Tchere Moussa, également manifestant.

Les responsables de ce regroupement de 14 partis politiques de l’opposition n’ont pas présenté de listes à ce scrutin et dénoncent des “irrégularités” dans son organisation.

La coalition de l’opposition exige notamment la recomposition du bureau de la Commission électorale nationale indépendante (Céni).

La semaine dernière, le ministre de la Sécurité, le général Yark Damehame, avait mis en garde contre d‘éventuelles violences visant à perturber le processus électoral.

“Le boycott est un choix démocratique. On ne cherche pas à casser l’isoloir ou l’urne”, a averti le général sur une radio locale.

Lundi, les présidents ghanéen Nana Akufo-Addo et guinéen Alpha Condé, facilitateurs dans la crise qui secoue le Togo, ont appelé à la résolution pacifique de ce différend politique.

En septembre 2017, une marée humaine s‘était emparée des rues de Lomé et de plusieurs grandes villes du nord à l’appel de la coalition pour demander la démission du président Faure Gnassingbé au pouvoir depuis 2005.

Des manifestations sont également prévues samedi à Lomé et dans tout le pays.

AFP

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