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L'assèchement du lac Chilwa au Malawi menace l'existence de 7 000 riverains

L'assèchement du lac Chilwa au Malawi menace l'existence de 7 000 riverains

Situé à une trentaine de kilomètres de Zomba, l’ancienne capitale du Malawi, le lac Chilwa, deuxième plus grand lac du pays, a perdu plus de 60 % de ses eaux.

Difficile de croire qu’il y a 4 mois encore, cette vase asséchée et ridée était un important port de pêche.

Cet assèchement, causé par l’augmentation des températures, met en péril l’avenir des 7 000 personnes qui vivent autour et dépendent entièrement du lac.

“Je transporte des gens de l‘île de Chisi à Kachulu, mais l’assèchement du lac a poussé mes collègues et moi-même à la faillite. Pour le moment, nous n’avons aucune source de revenus à cause de ce problème”, a déclaré Stephen Chimenya, un conducteur de canoë.

“L’assèchement du lac nous a mis dans une situation délicate. Nous avions un bon marché aux poissons. Maintenant, nous sommes inactifs parce qu’il n’y a plus de poisson”, a ajouté Rose Kamata, une poissonnière également affectée par la situation actuelle du lac.

La zone dans laquelle se trouve le lac Chilwa est l’une des plus densément peuplées de l’Afrique australe selon les experts. Ici, la production du charbon est une activité majeure. Conséquence, les bassins versants qui approvisionnent le lac en eau ont été endommagés par la déforestation.

“Le changement climatique contribue aux récessions actuelles que nous connaissons, parce que vous pouvez voir qu’en 2012, il y a eu une récession où le lac a perdu environ 80 % de son eau. Le niveau s’est ensuite redressé en 2013, mais pas complètement. Depuis lors, chaque année, nous vivons ces récessions”, a indiqué Sosten Chiotha, directeur du Leadership for Environment and Development (LEAD).

C’est en 1991 que le lac Chilwa, l’un des moins profonds du continent a perdu autant d’eau pour la dernière fois. Au cours des 100 dernières années, il s’est asséché à plusieurs reprises, en suivant un cycle de 20 à 25 ans.