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Nigeria : pourquoi l'armée tarde-t-elle à communiquer les chiffres d'une attaque de Boko Haram ?

Nigeria : pourquoi l'armée tarde-t-elle à communiquer les chiffres d'une attaque de Boko Haram ?

Nigéria

Confirmant l’attaque de Boko Haram, l’armée nigériane ne communique pas jusqu’ici les chiffres inhérents aux pertes subies.

Le 157e Bataillon de l’armée nigériane basé à Metele dans l‘État de Borno au nord-est, a été attaqué, il y a près de cinq jours par des éléments de la secte islamiste Boko Haram.

Ce que reconnaît l‘État-major nigérian. « S’il est vrai qu’il y a eu une attaque sur le lieu le 18 novembre 2018, il est toutefois devenu nécessaire de corriger plusieurs informations erronées qui circulent au sujet de cet événement malheureux », peut-on lire dans un communiqué rendu public ce vendredi 23 novembre.

Si des observateurs dénoncent le retard de la livraison des informations à propos de cette attaque, l’armée évoque le principe de conciliation entre l’obligation d’informer les proches parents de soldats morts et le respect des procédures relatives à la divulgation des informations sur les forces de défense.

Affirmant que les chiffres et les vidéos circulant actuellement sur les médias sociaux étaient erronés, l’armée ne fournit toujours pas des chiffres exacts. Au contraire, l’armée met en garde contre une propagande de Boko Haram.

« Informations erronées des réseaux sociaux »

« De plus, il suffit d’observer que plusieurs publications sur les réseaux sociaux, sites internet et des journaux en version papier, ont brandi de fausses statistiques et ont diffusé diverses séquences de vidéos anciennes et inexactes de propagande BHT, faisant même allusion à l’attaque du 157è Bataillon de la Force opérationnelle », ajoute le communiqué de l’armée.

De là à rassurer le public. « En ce moment, la situation est sous contrôle. Les unités de renfort ont réussi à repousser les terroristes et à stabiliser la situation », indique le document.

Toutefois, selon le témoignage d’un soldat rescapé cité sous couvert d’anonymat par The Nation Nigeria, un site local, des éléments de Boko Haram déguisés en soldats de la force régulière se seraient introduits dans une base militaire où ils auraient abattu un officier et cinq soldats.

The Nation Nigeria ajoute que le commandement de l’armée à Maiduguri aurait ordonné le transfert des corps de soldats de Metele à Guzamala, dans le nord de l‘État de Borno.

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