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Malawi : des mines illégales fermées ; plus de 20.000 mineurs expulsés

Malawi : des mines illégales fermées ; plus de 20.000 mineurs expulsés

Malawi

Au moins 20.000 mineurs malawites illégaux ont été expulsés des sites aurifères artisanaux par les autorités.

Une expulsion qui fait suite à une ordonnance gouvernementale exigeant la fermeture de plus de 5 sites artisanaux, disséminés dans les zones de Lilongwe et Mangochi.

Les sites fermés étaient exploités par les locaux et gérés par des Chinois, des Tanzaniens et des Mozambicains.

En tant que ministère, nous avons fait tout ce qui était en notre pouvoir pour nous assurer que cela n'aille plus loin. (...) Le commissaire de district de Lilongwe (…) et d'autres autorités nous ont dit qu'elles devaient nous aider à lutter contre ce type de faute professionnelle.

Depuis juillet, le gouvernement a émis un ultimatum, demandant aux mineurs d’évacuer volontairement les sites miniers ou de prendre des mesures non spécifiées. Un avertissement non-pris en compte par les travailleurs.

Une situation qui passe mal auprès des mineurs qui en appellent à l’indulgence des autorités.

“Ce que nous demandons au gouvernement, si cela est possible parce que le gouvernement est pour le peuple, c’ est de nous permettre de continuer l’exploitation minière de l’Or.” Implore Misheck Layisoni, chercheur d’or.

“Ils viennent juste de nous empêcher d’exploiter des mines sans nous donner une alternative pour notre gagne-pain. Ils ont promis des coupons pour subventionné des engrais, mais ils veulent que nous partagions l’engrais dans des seaux parce que ce n’est pas assez. Nous pourrions l’acheter nous-mêmes si nous poursuivions l’exploitation minière.” Ajoute-t-il.

Plus de 40 mineurs et acheteurs ont été mis aux arrêts, certains d’entre eux sont toujours en garde à vue en attendant d‘être traduit en justice.

Des cas de violence ont été rapportés par les travailleurs qui décrient des scènes de violence de la part des forces de l’ordre. Eunice Stanford, chercheuse d’or, raconte a vu des membres de sa famille emmenés par la police.

“Nous avons été surpris le matin de voir un incendie sur le site aurifère de la Morningh et quelques minutes plus tard, nous avons vu des policiers entrer dans le village. Ils ont battu des gens et certains ont été arrêtés. L’opération m’a affectée, car ils ont arrêté mon mari et mes deux beaux-frères. “

Une fermeture très critiquée par les populations et mouvements de défense des droits humains. Ces mines étaient la seule source de revenus de plusieurs familles.

Le démenti des autorités

Des accusations que dément formellement Sangwani Phiri, le porte-parole du ministère des Richesses naturelles.

‘‘Nous avons publié un communiqué de presse avant le 20 août. Chaque mineur clandestin exploitant la réserve forestière de Namizimu, dans la région de Namavi, et dans la région de Makanjira, dans le district de Mangochi, devait prendre congé de ces trois endroits au plus tard le 20 août sinon nous allions les évacuer de force. “

En 2012, la Banque mondiale a alloué des fonds au gouvernement pour réaliser une cartographie géophysique aérienne afin de déterminer le type de ressources minérales dont dispose le pays, ainsi que leurs quantités.

Bien que les résultats de l’enquête n’ont pas encore étés rendus publics, des rapports non-officiels indiquent que le pays possède de riches gisements d’or, de charbon et d’uranium.

Des rapports qui ont poussé à une prolifération d’activités minières “illégales” dans différentes parties du pays, où des acheteurs du Mozambique, de la Tanzanie, du Zimbabwe et de la Chine exploitent sans permis, et achètent çà à moindre coût.

Et depuis la semaine dernière, tous les sites aurifères sont sous surveillance policière.

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