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UA : un nouveau sommet pour faire avancer la réforme institutionnelle

UA : un nouveau sommet pour faire avancer la réforme institutionnelle

Ethiopie

La vingtième session extraordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine s’est ouverte à Addis-Abeba (Éthiopie) sur un appel à un engagement accru dans la poursuite du processus de réforme institutionnelle de cette institution.

Le Président Moussa Faki Mahamat, qui a officiellement ouvert le Comité exécutif, a appelé à la nécessité pour les États membres d’adopter les réformes, car elles renforceraient les opérations de la Commission de l’Union africaine.

Il a également souligné la nécessité d’accroître l’efficacité de l’UA pour pouvoir traiter efficacement les initiatives de développement et les nombreux défis auxquels est confronté l’Afrique.

Il a en outre souligné la nécessité de créer la croissance nécessaire avec la ratification de la zone de libre-échange continentale et le respect des obligations financières, notamment en adoptant le prélèvement de 0,2 % par l’intermédiaire des organes législatifs nationaux.
 

 

Une Union africaine moins bureaucratique

Les chefs d‘état africains chercheront à s’accorder sur un projet de réforme institutionnelle de l’organisation qui a insisté pour que ce sommet soit convoqué, pour faire passer ces réformes destinées à rendre l’UA moins bureaucratique et plus efficace, mettent en garde les analystes.

En janvier, il cèdera son poste annuel de président en exercice de l’UA au chef de l’État égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, bien moins enclin que lui à défendre ces réformes.

Longtemps critiquée pour sa lourdeur administrative et son inefficacité, l’UA avait chargé en 2016 le leader rwandais de réfléchir à une réforme visant notamment à garantir l’autonomie financière de l’organisation pour lui donner les moyens de sa souveraineté politique.

Paul Kagame a cherché à tailler dans les dépenses de l’UA, en limitant le nombre de sommets et de commissions, et à réduire sa dépendance à l‘égard des donateurs étrangers. Il a aussi suggéré qu’elle circonscrive ses priorités à la sécurité, la politique et l’intégration économique.

Certaines réformes ont déjà été adoptées. En début d’année, les chefs d’État de l’UA avaient accepté de faire passer de deux à un le nombre de sommets annuels.

Selon Elissa Jobson, du centre d’analyse International Crisis Group (ICG), près de la moitié des 55 Etats membres ont accepté de payer une taxe de 0,2 % sur les importations, pour réduire la dépendance de l’UA à l‘égard des bailleurs étrangers, lesquels contribuent à son budget à hauteur de 50 %, et l’autre moitié trouvera un autre moyen de payer.

Aucune décision n’a encore été prise sur les autres propositions de M. Kagame, comme celle de charger le président de la Commission de l’UA, actuellement le Tchadien Moussa Faki Mahamat, de nommer le vice-président de la Commission et les autres commissaires.

AFP

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