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Gabon : l'opposition amère contre la modification de la Constitution

Gabon : l'opposition amère contre la modification de la Constitution

Gabon

La modification de la Constitution mercredi au Gabon par la Cour constitutionnelle pour palier l’indisponibilité temporaire d’Ali Bongo hospitalisé en Arabie saoudite depuis le 24 octobre, n’est pas passé pas comme une lettre à la poste.

L’opposition est sortie de son silence. Pour elle, la décision de la Cour constitutionnelle n’est qu’une ruse pour éviter de prononcer la vacance du pouvoir.

“La décision prise hier – mercredi (NDLR) – par la Cour constitutionnelle est inconstitutionnelle, parce que l’article 13 qui traite de la vacance et de l’empêchement définitif au niveau de la fonction du président de la République est très clair” , a déclaré Zacharie Myboto, chef du premier parti d’opposition, l’Union nationale.

C'est une façon de refuser l'application de la Constitution qui voudrait que la vacance du pouvoir soit constatée et que la présidente du Sénat assure l'intérim jusqu'à l'organisation des prochaines élections.

Les adversaires d’Ali Bongo sont du reste soutenus par la société civile du pays.

“C’est une façon de refuser l’application de la Constitution qui voudrait que la vacance du pouvoir soit constatée et que la présidente du Sénat assure l’intérim jusqu‘à l’organisation des prochaines élections”, souligne Marc Ona, acteur de la société civile et président de l’ONG Brainforest.

Une thèse rejetée par des spécialistes du droit. Pour eux, les conditions pour une vacance du pouvoir ne sont pas remplies.

“Il n’y a ni démission, ni décès, ni condamnation définitive du chef de l’Etat, et par conséquent il ne peut y avoir de vacance ou d’empêchement définitif. Et c’est pour cette raison-là que la Cour a été saisie pour constater l’indisponibilité temporaire et de permettre ainsi au vice-président, mais également au gouvernement, d’assurer la suppléance du président de la République temporairement empêché”, explique Télésphore Ondo, spécialiste du droit constitutionnel.

Mais une question est sur plusieurs lèvres à Libreville, jusqu‘à quand, pourrait-on continuer d’invoquer la notion ‘‘d’indisponibilité temporaire’‘ du président. 

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