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Cameroun : un maire assassiné dans le Nord-Ouest anglophone

Cameroun : un maire assassiné dans le Nord-Ouest anglophone

Cameroun

Le maire d’une commune de la région anglophone camerounaise du Nord-Ouest, où est actif un mouvement séparatiste armé, a été assassiné mercredi par des hommes armés, a déclaré jeudi le gouverneur de la région, Adolphe Lele Lafrique.

“Des enquêtes sont en cours” pour retrouver les commanditaires de l’assassinat, a-t-il indiqué à l’AFP par téléphone.

Ngonfe Loma David Moloh, militant du parti au pouvoir, était maire de la commune de Nwa, située dans le département du Donga-Mantung, où ont lieu des combats meurtriers depuis plusieurs jours entre l’armée et des séparatistes.

Mardi, au moins 25 “Amba Boys” – combattants séparatistes, du nom de l’“Ambazonie”, l’Etat qu’ils veulent créer – ont été tués par l’armée à Mbot, dans le même département, selon deux sources sécuritaires à l’AFP.

Selon ces sources, aucune perte n’a été enregistrée du côté de l’armée camerounaise, sans qu’il soit possible de confirmer l’information de source indépendante.

Le conflit armé a redoublé d’intensité dans la région du Nord-Ouest après plusieurs mois d’accalmie, les affrontements s‘étant concentrés durant l‘été dans la région du Sud-Ouest.

Début novembre, 90 élèves ont été enlevés par des hommes armés présumés séparatistes puis libérés, dans des circonstances toujours floues.

Dans ces deux régions anglophones du Cameroun, une crise socio-politique sans précédent s’est installée fin 2016 avant de se transformer fin 2017 en conflit armé.

Des affrontements entre armée et séparatistes, regroupés en groupes épars dans la forêt équatoriale, s’y produisent quasiment tous les jours depuis plusieurs mois.

Selon des sources concordantes, aux séparatistes se sont ajoutés des bandes armées qui rackettent les populations et les entreprises.

Les autorités, qui qualifient les séparatistes de “terroristes”, ont procédé depuis début 2018 à un important déploiement de forces de sécurité pour “rétablir l’ordre”.

Plus de 200 membres des forces de défense et sécurité camerounaises ont perdu la vie dans ce conflit ainsi que plus de 500 civils, selon le think-tank International Crisis Group (ICG).

Ce conflit, qui n’a cessé de prendre de l’ampleur, a déjà forcé plus de 437.000 personnes à fuir leur domicile dans ces régions, selon des chiffres de l’ONU publiés début octobre.

AFP

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