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Comores : la vie reprend son cours malgré les tensions politiques

Comores : la vie reprend son cours malgré les tensions politiques

Comores

Les habitants des Comores ont retrouvé le rythme normal de leur vie après les tensions de ces derniers jours.

Selon des témoins, les magazins ont rouvert et l’accès à l’eau courante est revenu à la normale après une coupure de plusieurs jours en raison de l’affrontement entre des éléments rebelles. Des tensions qui ont causé la mort d’au moins trois personnes depuis lundi selon les autorités.

Après quatre jours d’affrontements meurtriers survenus en raison de vives tensions provoquées par la volonté du chef de l’Etat de prolonger son mandat de onze ans, la crise se concentrait dans la médina. Ce fief des opposants, fait de ruelles entrelacées, était encerclé par les forces de sécurité, selon des habitants.

Ailleurs, dans la ville, où un couvre-feu nocturne est en vigueur, la situation semblait être redevenue normale même si les habitants de certaines zones souffrent encore de pénuries.

Dans le même temps, le ministre de l’Intérieur du pays, Mohamed Daoudou, a déclaré que la police était déterminée à mettre fin à la situation actuelle le plus rapidement possible.

Tensions politiques

Les opposants semblaient, eux, décidés à tenir leurs positions, à en croire un responsable politique comorien à Mayotte (France) où il a demandé l’asile politique. “Les citoyens révoltés (…) n’ont pas pour but de cesser le feu” et comptent renverser “le colonel” Azali Assoumani, a affirmé à l’AFP Ahmed Samir, secrétaire régional de l’Union pour le développement des Comores (UPDC).

Les autorités accusent le parti Juwa, de l’opposant et ancien président de l’archipel Abdallah Sambi, originaire d’Anjouan, d‘être à l’origine des violences qui ont éclaté quand les manifestants ont érigé des barricades et que les forces de l’ordre les ont démantelées.

Les partis d’opposition, qui accusent le président de se comporter en dictateur “de république bananière”, renvoient la responsabilité de la situation au gouvernement.

Mais Azali Assoumani, ex-putschiste élu en 2016, a annoncé son intention d’organiser un scrutin présidentiel anticipé l’an prochain, ce qui lui permettrait de remettre les compteurs électoraux à zéro et de régner sur l’archipel, en cas de victoire, jusqu’en 2029.

AFP

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