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Expulsion de migrants en Angola : Kinshasa exprime son "indignation"

Expulsion de migrants en Angola : Kinshasa exprime son "indignation"

République démocratique du Congo

Nouvelle passe d’armes entre les gouvernements congolais et angolais après l’expulsion, ces dernières semaines de migrants originaires de la République démocratique du Congo des mines angolaises.

Kinshasa a du mal à digérer l’expulsion de ses concitoyens d’Angola. Ce mercredi, les autorités congolaises ont convoqué l’ambassadeur d’Angola pour lui exprimer “l’indignation” de la République. Dans un communiqué, le ministre congolais des Affaires étrangères, Leonard She Okitundu a appelé l’Angola à “mener une enquête approfondie pour déterminer qui est responsable de ces actes illicites”.

“A défaut, le gouvernement de la République démocratique du Congo se verrait dans l’obligation de saisir les instances compétentes”, a-t-il menacé. “La RDC ne tombera pas dans le piège d’expulser brutalement les Angolais qui vivent sur son sol”, a précisé M. She Okitundu.

Mardi, la question était également à l’ordre du jour du Conseil des ministres tenu en présence du chef de l’Etat Joseph Kabila. Le gouvernement a du reste déploré “le non-respect du principe de l’information préalable faisant obligation à tout pays qui procède à l’expulsion de migrants irréguliers, d’en informer préalablement le pays d’accueil des personnes à expulser, en vue d’une meilleure prise en charge de ces dernières”.

En effet, Luanda reproche à des migrants congolais d’avoir investi et exploités illégalement ses mines de diamant. Ce sont donc plusieurs de ces migrants – estimés à quelque 30 000 par la RDC – qui ont été expulsés “brutalement” et avec des “pertes en vies humaines” ces dernières semaines, a souligné le Conseil des ministres.

Dans un discours prononcé devant le Parlement mardi, le président angolais, Joao Lourenco, a déclaré que l’immigration clandestine liée à l’extraction illicite de diamant avait atteint un niveau alarmant. Luanda a toutefois rejeté les accusations selon lesquelles ces expulsions se sont déroulées dans la violence, soulignant au passage que l’accord frontalier entre les deux pays ne permettait des visites que jusqu‘à 48 heures.

Selon l’AFP, une dizaine de migrants ont été expulsés durant ces opérations. L’Angola et la RDC partagent la plus longue frontière terrestre en Afrique (près de 2.500 km). Ces derniers mois, le gouvernement congolais a réagi très vivement dès qu’il a eu l’impression que Luanda se mêlait du processus électoral en cours en RDC.

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