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Mozambique : la face cachée de la fièvre du Rubis

Mozambique : la face cachée de la fièvre du Rubis

Mozambique

Dans la forêt tropicale au nord du Mozambique, se faufilent des centaines de mineurs informels. Ces hommes bravent police et multinationale pour extraire des éclats de pierres précieuses de Rubis qui leur permettront de survivre.

L’exploitation de ce minerai, représente 80 % de la production mondiale du Rubis. Une richesse pour l’Etat, mais une épine dans les pieds de la population traquée au quotidien par les autorités.

Une influence qui n’a pas réussi à dissuader ces mineurs clandestins, car ici, la fièvre du Rubis vaut bien celle de l’or.

“On n’arrêtera pas parce qu’on a rien d’autre. Il n’y a pas de travail au Mozambique. On est ici parce qu’on sait qu’il y a du rubis. Certains d’entre nous étaient des voleurs avant, mais après avoir trouvé des rubis, ils ne veulent pas retourner à leur vie d’avant “a repété Leão Leonardo Vaneque, mineur informel.

L’exploitation du rubis était encore très artisanale. En 2011, l’Etat du Mozambique s’est associé avec la compagnie britannique Gemfields pour son exploitation avec des moyens modernes. Face à cette situation, les mineurs appellent le gouvernement à légaliser leur activité.

“On aimerait que le gouvernement autorise notre activité. On pourrait chercher des rubis ici et les vendre au gouvernement qui à son tour les vendrait à des pays étrangers. C’est ce qu’on veut. On ne veut pas être chassés avec des armes, mis en prison. En ce moment, on travaille dur pour récolter assez d’argent pour payer pour la libération de nos amis en prison” confie Zulu, mineur illégal.

En juin 2014, la première vente aux enchères de rubis du Mozambique a eu lieu à Singapour. Cette pierre vient de se trouver un nouvel eldorado, le Mozambique. Depuis 2012, le géant britannique Gemfields y a engrangé près de 350 millions d’euros.

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