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Congo : en guerre contre la fièvre jaune

Congo : en guerre contre la fièvre jaune

Congo

Le Congo en partenariat avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS) mène du 26 au 1er octobre une vaste campagne de vaccination contre l‘épidémie de fièvre jaune déclenchée au début de ce mois. Et les populations semblent déjà adhérer à l’initiative.

Infirmières, experts en santé publique, …. Ils sont plus de 2100 professionnels de la santé à avoir été déployés dans tous les coins et recoins de Pointe-Noire pour vacciner les populations contre la fièvre jaune.

C’est en effet ici dans la capitale économique congolaise qu’a été détecté il y a quelques semaines un cas de fièvre jaune au quartier Bissongo, à l’est. Selon les normes de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), un seul cas de fièvre jaune implique l’existence d’une épidémie.

Bien qu’il n’y ait pas encore de décès, l’OMS et les autorités congolaises mettent l’accent sur la prévention. La campagne durera six jours et nécessitera un important dispositif sanitaire. Au total, 1.233.000 doses et seringues sont disponibles pour mener à bien l’opération.

Mais si cette vaccination est gratuite, il n’est pas exclu que des populations refusent volontiers de se faire vacciner. En raison notamment des idées reçues selon lesquelles, ce serait « un deal des francs-maçons destiné à inoculer du poison dans le corps des populations ».

Combattre aussi les préjugés

Des autorités locales dont le maire Kando et le Préfet Paka ont ainsi mis un point d’honneur à se faire vacciner en premiers. « Nous avons tous vu le préfet se faire vacciner. Si c‘était du poison, il n’allait pas se faire vacciner devant tout le monde », s’est félicitée Aubierge Kimpamboudi Matondo, directrice départementale de la santé de Pointe-Noire.

D’après des experts de l’OMS, la fièvre jaune est très répandue dans des zones tropicales d’Afrique et d’Amérique. Elle se transmet par la piqûre du moustique tigre ou Aedes albopictus. Les premiers signes apparaissent 3 à 6 jours après la contamination. La pathologie touche principalement le singe et l’homme.

Des spécialistes indiquent aussi qu’il n’existe aucun traitement spécifique de la fièvre jaune. Seuls les symptômes ou signes de la maladie sont traités. En dépit des progrès de la médecine, l’Afrique connaît parfois des épidémies de fièvre jaune.

Comme celle avait fait près de 30 000 morts en Éthiopie entre 1960 et 1962. Des médecins soulignent même que c’est la plus grande épidémie de fièvre jaune jamais enregistrée dans le monde.

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