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Les cinéphiles kenyans peuvent désormais regarder le film lesbien 'Rafiki'

Les cinéphiles kenyans peuvent désormais regarder le film lesbien 'Rafiki'

Kenya

La Haute Cour du Kenya a temporairement levé vendredi l’interdiction qui planait sur le film Rafiki qui avait été interdit par le Kenya Film Classification Board une société d‘État dont le mandat est de “réglementer la création, la diffusion, la possession, la distribution et la présentation des films en les évaluant pour promotion du lesbianisme”.

La juge Wilfrida Okwany a levé cette interdiction pendant sept jours pour permettre au film controversé de participer à la remise des Oscars 2019. La date limite de dépôt des candidatures pour les Oscars 2019 est fixé au 30 septembre et pour qu’un film soit accepté, il doit avoir été projeté dans son pays d’origine pendant au moins sept jours. Rafiki a été nominé aux Oscars 2019 pour le prix du meilleur film en langue étrangère au Kenya. Dans sa décision, la juge Okwany a déclaré que le film ne sera ouvert qu’aux adultes qui le souhaitent.

Prix oscar

Le juge a cité le cas d’artistes kenyans qui, dans le passé, ont fui le pays et demandé l’asile parce que leurs créations allaient à l’encontre des attentes de la société.

“Je ne suis pas convaincue que le Kenya soit une société si faible que ses fondements moraux seront ébranlés en voyant un tel film ”, a déclaré Wilfrida Okwany en rendant sa décision.

Déclaré illégal

Écrit, réalisé et coproduit par Wanuri Kahiu, Rafiki est l’histoire d’amour de deux adolescentes qui développent une relation sentimentale, à laquelle s’opposent leur famille et leur communauté.

Le film a été adapté de la nouvelle Jambula Tree de l’Ougandaise Monica Arac de Nyeko, qui a reçu le prestigieux Prix ‘‘Caine Prize for African Writing’‘ en 2007.

Wanuri Kahiu, qui a poursuivi la Kenya Film Classification Board et son PDG, Ezekiel Mutua, car selon lui, l’interdiction du film est contraire à la liberté de création artistique et ils sont tenus de subir des pertes.

Dans son procès, Wanuri Kahiu souhaitait également que les directives de la Kenya Films Classification Guidelines 2012 soient déclarées illégales et qu’elles reçoivent 8,5 millions de shillings en compensation de la vente prévue de Rafiki en salles et de la perte du parrainage.

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