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Cameroun : la région du Nord-Ouest sous couvre-feu après une attaque de sécessionnistes

Cameroun : la région du Nord-Ouest sous couvre-feu après une attaque de sécessionnistes

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Les populations de la région du Nord-Ouest au Cameroun soumises à un nouveau régime de privation. Une période de couvre-feu instaurée par les autorités après une attaque de militants sécessionnistes à quelques encablures de Bamenda.

Le Nord-Ouest camerounais a vécu des heures chaudes dans la nuit de samedi à dimanche. Un convoi de bus a été pris en embuscade par un groupe de militants sécessionnistes dans le village d’Akum, à quelques kilomètres de la ville Bamenda. Bilan : le chauffeur de l’autocar tué et plusieurs personnes blessées, a détaillé dimanche soir la télévision publique camerounaise.

Selon des témoins qui se sont exprimés dans les colonnes des médias sur place, les sécessionnistes ont par ailleurs tranché une route et détruit cinq autocars de transport public.

“Un de nos collaborateurs nous a informé qu’un groupe d’hommes armés a fait irruption sur le chantier et s’est emparé de la pelle mécanique pour creuser un trou sur la voie”, a témoigné un responsable de la compagnie de travaux publics chargée de rénover la route qui relie Bamenda à Bafoussam, près de 80 km au sud.

Mais depuis, l’armée a repris le contrôle de la région et rétabli la circulation dans la soirée de dimanche. Un couvre-feu a toutefois été instauré de 18h à 6h du matin, assorti d’une interdiction de circulation des motos-taxi, des voyages de nuit et du fonctionnement des bars et autres snacks dans le même intervalle de temps. Ce régime sera en vigueur dans toute la région, jusqu‘à nouvel ordre, a décidé Adolphe Lele Lafrique, gouverneur du Nord-Ouest et initiateur de la mesure.

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Un spectre sur la présidentielle

Les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun sont en proie à une crise socio-politique débuté fin de 2016. Initialement pacifiques, les manifestations se sont progressivement transformées en conflit armé entre forces gouvernementales et militants séparatistes, notamment depuis l’arrestation début janvier du leader indépendantiste Sisiku Ayuk Tabe et de neuf de ses partisans.

Ces affrontements ont fait au moins 109 morts du côté de l’armée selon un bilan communiqué par le gouvernement. Les chiffres restent cependant inconnus du côté des séparatistes. Plusieurs centaines de civils auraient perdu la vie dans ce conflit, selon des ONG.

La résurgence de tensions dans les régions anglophones intervient à moins d’un mois de la présidentielle au Cameroun prévue le 07 octobre. Neuf candidats sont en lice dont le chef de l’Etat sortant Paul Biya, 85 ans, dont 35 à la tête du Cameroun.

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