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Côte d'Ivoire : le décès d'un centenaire synonyme de fête

Côte d'Ivoire : le décès d'un centenaire synonyme de fête

Côte d'Ivoire

Surnommés “le Vieux”, “le Kôrô” ou “Nanan”, les vieillards centenaires sont toujours célébrés en Côte d’Ivoire, même à leur décès, en raison du respect traditionnel quasi divin dont les anciens font l’objet.

Adjakoutié, un petit village à l’ouest d’Abidjan, a récemment enterré Anne M’Boua Ahoutié, décédée à l‘âge de 100 ans.

Au son de la fanfare et sous un soleil de plomb, plus de 500 personnes ont chanté et dansé pour accompagner la dépouille de la centenaire au cimetière, où elle a été portée en terre sous des applaudissements nourris, sans cris ni pleurs.

“C’est une joie pour nous, surtout pour moi l’arrière petite fille. Au jour d’aujourd’hui c’est pas facile pour nous d’atteindre le centenaire mais c’est une pure grâce. C’est une femme qui est vraiment religieuse, elle a consacré toute sa vie à Dieu donc ce qui fait qu’elle a vécu longtemps,” déclare Nicole Mémel, arrière petite fille de la défunte.

Anne M’Boua Ahoutié laisse une progéniture composée de 10 enfants, 39 petits-enfants, 12 arrière-petits-enfants et cinq arrière-arrière-petits-enfants.

“Moi, je cherche que Dieu m’accorde, juste avec sa permission, au moins 5 ans encore à vivre parce que déjà j’ai mal aux reins, je n’arrive même pas à marcher donc ce n’est pas la peine. Je ne veux pas avoir leur longévité de 100 ans,” espère Marcellin Beugré, son neveu.

Une longévité qui tonne et qui détonne en Côte d’Ivoire où, d’après les chiffres officiels, l’espérance de vie moyenne est de 55,8 ans.

Si elle a augmenté ces dernières années en partie grâce à la réhabilitation de nombreuses infrastructures sanitaires et à la reprise de la croissance économique, force est de constater que des goulots d‘étranglement persistent.

Les hôpitaux manquent toujours de personnel qualifié et sont le plus souvent dépourvus de plateaux techniques. De plus, la mauvaise redistribution des fruits de la croissance économique n’a pas aidé à baisser le taux de pauvreté évalué à 46% selon la Banque mondiale.

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