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Trait d'histoire : le RDA, antichambre de l'indépendance d'Afrique francophone (1/3)

Trait d'histoire : le RDA, antichambre de l'indépendance d'Afrique francophone (1/3)

Indépendance

Le mois d’août est souvent consacré à la célébration des fêtes d’indépendance en Afrique, surtout l’Afrique francophone. Sur la base d’informations disponibles, Africanews restitue l’histoire du Rassemblement démocratique africain (RDA), cette fédération de partis fondés par des leaders africains francophones qui ont posé les jalons de la marche vers l’indépendance.

Nous sommes le 18 octobre 1946. Un jour important pour les Africains dans leur marche dans l’histoire. C’est ce vendredi que s’ouvre l’inoubliable congrès de Bamako, capitale du Soudan français, actuel Mali.

Congrès consécutif à l’initiative de leaders africains dont l’Ivoirien Félix Houphouët-Boigny, le Soudanais Fily Dabo Sissoko et le Sénégalais Lamine Guèye qui adressèrent une lettre le 18 septembre 1946 à d’autres acteurs politiques d’Afrique francophone de l’ouest et du centre.

L’objectif est précis : lutter pour l’indépendance de leurs pays et sortir du joug français. Mais, pas si facile de mener à bien ce projet quoique salutaire aux yeux des observateurs de l‘époque. Ce congrès va s’ouvrir sur fond de méfiance.

S’adressant à la foule le jour d’ouverture, Fily Dabo Sissoko par exemple, estime que Houphouët-Boigny est à la solde des communistes français. Il serait donc un pantin.

Petit quiproquo

La réplique de l’Ivoirien ne va pas tarder. Houphouët-Boigny finit par convaincre l’auditoire. Placé sous le thème « L’unité. Non à l’assimilation, oui à une union avec la France ». Retrouvailles de l’establishment d’Afrique francophone, ce congrès va se poursuivre et déboucher le 21 octobre sur la création du Rassemblement démocratique africain (RDA) qui sera présidé par Félix Houphouët-Boigny.

Une véritable fédération de partis créés par des acteurs politiques africains. C’est le cas de l’Union des populations du Cameroun (UPC) de Ruben Um Nyobe, du Parti progressiste congolais (PPC) de Jean-Félix Tchicaya et du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) de Félix Houphouët-Boigny.

C’est donc au sein de cette plateforme panafricaine que ces leaders africains de l’Afrique équatoriale française (AEF) et de l’Afrique occidentale française (AOF) affiliés à des partis français dont la Section française de l’Internationale ouvrière (SFIO) d’obédience socialiste, vont faire valoir auprès de la France, leur droit à l’indépendance.

Dans un contexte où la France est fortement marquée par sa vulnérabilité lors des deux guerres mondiales et fort de la Conférence de Brazzaville de 1944, le processus de décolonisation s’accélère à partir des années 1950 pour se conclure par l’indépendance dans les années 1960.

Mais, comment la métropole a-t-elle accordé l’indépendance à ses colonies ? À lire demain à partir de 12 heures GMT sur www.fr.africanews.com.

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