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Mali : un responsable jihadiste, deux civils tués dans une frappe française

Mali : un responsable jihadiste, deux civils tués dans une frappe française

Mali

Trois morts au cours d’une opération de l’armée française dimanche dans la région de Ménaka, dans le nord du Mali, a annoncé lundi à Paris l‘état-major français.

L’annonce de l‘état-major précise que l’une des victimes est Mohamed Ag Almouner, l’un des principaux responsables du groupe Etat islamique au Grand Sahara (EIGS) sur ces photos, les deux autres une femme et un enfant étant des civils.

“Le lien entre les civils et le chef djihadiste reste à définir”, de même que la raison pour laquelle ils se trouvaient là’‘, a déclaré le colonel Patrik Steiger porte-parole de l‘état-major français.

"Les critères français d’ouverture du feu sont particulièrement stricts et visent à éviter les pertes civiles. La présence avérée de civils à proximité de l'objectif aurait entraîné l’annulation de la mission".

L‘état-major a exprimé ses “regrets” et présenté ses condoléances aux familles et aux proches des deux victimes. Une investigation est en cours “pour déterminer comment des civils ont été atteints lors de cette frappe”, a-t-il annoncé.

Les blessés dont le nombre reste inconnu ont été pris en charge par les équipes médicales de l’armée française déployées sur place.

L’opération, déclenchée dans la nuit de dimanche à lundi, a consisté en une frappe aérienne par deux avions Mirage 2000 sur la position du groupe jihadiste, suivie d’une action au sol pour saisir la position. 

Opération Barkhane

Quelque 4.000 soldats français sont déployés sur cinq pays du Sahel (Mali, Niger, Burkina Faso, Mauritanie et Tchad) dans le cadre de l’opération antiterroriste Barkhane.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, qui ont été en grande partie chassés ou dispersés par une intervention militaire lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France.

Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU, régulièrement visées par des attaques meurtrières, malgré la signature d’un accord de paix avec l’ex-rébellion à dominante touareg censé isoler définitivement les jihadistes. 

Depuis 2015, ces attaques se sont étendues dans le centre et le sud du Mali et le phénomène déborde sur les pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger.

L’EIGS a revendiqué une série d’attaques, notamment celle qui a coûté la vie à quatre membres des forces spéciales américaines et quatre soldats nigériens en octobre 2017 au Niger.

AFP

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