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Kenya : acquittement d'un trafiquant d'ivoire présumé

Kenya : acquittement d'un trafiquant d'ivoire présumé

Kenya

Le Kényan Feisal Mohamed Ali, régulièrement présenté par la presse locale comme un “baron” du trafic d’ivoire dans le pays et condamné en 2016 à 20 ans de prison, a été acquitté vendredi en appel.

La juge Dora Chepkwony de la Haute cour de Mombasa a estimé que sa condamnation en première instance était “inconstitutionnelle”, car fondée sur des éléments de preuves discutables ou insuffisants.

L’accusation l’avait présenté comme l’acteur principal d’un réseau de crime organisé s‘étendant des parcs africains aux marchés asiatiques, principale destination pour l’ivoire de contrebande.

“Nous croyons donc qu’il s’agit d’un énorme pas en arrière pour nos efforts visant à montrer comment nous mettons un frein au trafic d’espèces sauvages. N’oublions pas que l’auteur du trafic de deux tonnes d’ivoire d‘éléphant est toujours là, maintenant libre, parmi nous,” a déclaré Jim Karani du bureau juridique direct sur la faune sauvage.

Sa condamnation en juillet 2016 à 20 ans de prison avait été accueillie avec soulagement par les défenseurs de la faune, dans un dossier considéré comme un test de la volonté des autorités kényanes de s’attaquer au braconnage.

Ali qui a toujours rejeté ces accusations avait été arrêté en Tanzanie en décembre 2014 puis extradé vers le Kenya. Il y était recherché depuis la découverte en juin 2014 de plus de deux tonnes d’ivoire d’une valeur estimée à 4,2 millions de dollars, dans un entrepôt de Mombasa, principal port d’Afrique de l’Est sur la côte kényane.

En avril 2016, le président kényan Uhuru Kenyatta avait procédé à la destruction de la quasi-totalité du stock d’ivoire du pays, martelant que “personne n’a(vait) de commerce à faire avec l’ivoire”.

Environ 30.000 éléphants sont abattus chaque année en Afrique pour leurs défenses par des braconniers de mieux en mieux équipés.

La conséquence est dramatique: additionnées, les morts naturelles et celles imputées aux braconniers surpassent le taux de reproduction de l’espèce dont la population est désormais estimée à entre 450.000 et 500.000 individus en Afrique.

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