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Élections au Zimbabwe : le taux de participation estimé à 70 %

Élections au Zimbabwe : le taux de participation estimé à 70 %

Zimbabwe

Le vote est lancé au Zimbabwe, où les électeurs ont commencé à élire leurs président, députés et conseillers municipaux. Il s’agit des premières élections générales depuis la chute du père de l’indépendance, Robert Mugabe. Suivez en direct les moments forts de ce scrutin historique.

« Le taux de participation est de 70 % » (juge)

19h00 GMT : Le dépouillement se poursuit. Les déclarations ne cessent de pleuvoir. A l’image de ces propos du uge Christopher Chigumba. Lui qui, sur sa page Twitter, estime que le taux de participation serait de 70 %. Ce qui serait un record par rapport à plusieurs pays d’Afrique où les populations désesprées, tournent le dos aux urnes.

Mnangagwa s’adresse à ses compatriotes

18h00 GMT : Alors que les opérations de dépouillement des bulletins se poursuivent, le président sortant vient de s’adresser à son peuple. « Aujourd’hui, le Zimbabwe a connu une belle expression de la liberté et la démocratie. Dans nos millions, nous avons voté dans l’esprit de tolérance, de respect mutuel et de paix. Comme nous attendons les résultats à venir, rappelons-nous que seule la Commission électorale (ZEC) est constitutionnellementhabilitée à publier les résultats. J’exhorte ainsi tous les candidats à s’incliner devant le verdict des urnes », peut-on lire sur la page Twitter d’Emmerson Mnangagwa.

Le dépuillement des bulletins en cours

17h20 GMT : Les bureaux de vote sont déjà fermés sur toute l‘étendue du territoire zimbabwéen. Et le dépouillement des bulletins se fait depuis quelques minutes. On devrait donc connaître sous peu le nom du premier président démocratiquement élu après l‘ère Mugabe.

Un bureau de vote incendié

15h20 GMT : L‘élection perturbée dans la province de Norton. Un feu dont l’origine est pour l’heure inconnue a ravagé un bureau de vote dans le New Donnington Farm polling, réduisant en cendre les bulletins de vote, ont annoncé les médias locaux.

La Commission électorale n’a pas encore annoncé si elle comptait reprendre le scrutin dans cette localité.

Mugabe aux urnes

11h16 GMT : L’ancien chef de l’Etat Robert Mugabe, père de l’indépendance du Zimbabwe s’est rendu aux urnes pour voter lors d’une élection dans laquelle il n’est pas candidat. Une première dans le pays. Lors de son arrivée au bureau de vote, Mugabe a été accueilli par une foule en liesse.

Dimanche, il a donné ses consignes de vote et appelé à voter pour l’opposition, estimant que son ancien vice-président, Emmerson Mnangagwa qui lui a succédé lors de sa démission aux forceps en novembre 2017, était inconstitutionnel. Visiblement, le divorce entre Robert Mugabe et la Zanu-PF est consommé.

Violation du code électoral

11h12 GMT : Des candidats auraient-ils outrepasser les consignes de la Commission électorale ? Visiblement oui. C’est l’instance des élections qui a elle-même annoncé, lors d’une conférence de presse, avoir donné l’alerte à la police. Si le président de la Commission s’est abstenu de préciser les noms des candidats, tout porte à croire qu’il s’agit des candidats Emmerson Mnangagwa et Nelson Chamisa. Ils ont publié des déclaration ce dimanche, alors que la campagne a été clôturée 24h avant l’ouverture des bureaux de vote ce lundi.

Ces accusations peuvent leur coûter un procès, notamment au civil.

Le vote en zone urbaine perturbé ?

10h40 GMT : Le candidat de l’opposition Nelson Chamisa a pointé un doit accusateur sur le processus électoral dans les zones urbaines. Quelques instants après avoir voté, le patron du MDC a dénoncé une “tentative de réprimer et circonscrire” les élections dans les zones urbaines, fief selon lui, de son parti.

Chamisa a effectué son vote à Harare, la capitale, alors que son principal adversaire, Emmerson Mnangagwa a préféré voter en zone rurale.

Chamisa ou le “pouvoir par procuration”

10h50 GMT : Le journal pro-gouvernemental The Herald s’en est vertement pris au candidat de l’opposition Nelson Chamisa, l’accusant d‘être un mandataire de l’ancien président Robert Mugabe. Le faisant, le canard remet en cause les ambitions de changement prônées par le jeune leader de l’opposition.

“C’est un homme qui tente un retour par procuration”, dit The Herald, dans une référence à peine voilée à Mugabe. S’adressant à Chamisa, le journal poursuit : “Vous devenez volontiers la patte de son chat tout en vous faisant passer pour un homme indépendant représentant une nouvelle génération”, a-t-il ajouté.

Nelson Chamisa a déclaré de son côté qu’il ne renierait la voix d’aucun Zimbabwéen, martélant qu’il n‘était de rôle de discriminer.

Emmerson Mnangagwa a aussi voté

09h12 GMT : Emmerson Mnangagwa, le président sortant, a choisi le centre de Kwekwe, la province de Midlands, pour accomplir son devoir civique. Après son vote, il est une fois de plus revenu sur les déclarations de son prédécesseur, Robert Mugabe, qui affirmait dimanche que le vote de ce lundi manquait de crédibilité. Le candidat Mnangagwa s’est de nouveau présenté comme le nouveau visage du Zimbabwe et promis des élections libres et transparentes.

Le candidat Chamisa aux urnes

07h38 GMT : Nelson Chamisa, le chef de l’opposition a effectué son vote dans une école primaire de Harare. Le pasteur de 40 ans qui brigue la présidence a lancé quelques mots aux électeurs présents, affirmant que “la victoire est certaine”. De quoi créer une petite effervescence.

Pour la course à la fonction suprême, un total de 23 candidats ont postulé – un record dans le pays. Mais le véritable match se joue entre l’ancien bras droit de Robert Mugabe et actuel président Emmerson Mnangagwa, et le chef de l’opposition, Nelson Chamisa.

Le premier, âgé de 75 ans, affirme avoir tiré un trait sur son passé de cacique du régime Mugabe et a promis de rétablir la démocratie et de remettre sur les rails une économie aux abois. Le second, âgé de 40 ans, compte sur sa jeunesse pour séduire un électorat bien décidé à en finir avec la vieille garde politique.

Ces premières élections de l‘ère post-Mugabe suscitent un fort engouement. À Harare, des Zimbabwéens faisaient la queue devant les bureaux de vote depuis 04H00 (02H00 GMT), des femmes emmitouflées dans des couvertures pour se protéger du froid de l’hiver austral.

“Nous sommes contents que Mugabe ait été dégagé, mais les choses doivent changer”, a expliqué Tendau Ngowera, un employé dans une entreprise de tabac, qui s’apprêtait à voter Chamisa. “Le gouvernement est en place depuis 1980 maintenant, ça fait trente-sept ans (…). Ils vont continuer à piller, on ne va pas le tolérer”, a-t-il ajouté.

Mugabe livre sa consigne de vote

“Donnons sa chance” à Emmerson Mnangagwa, a lui estimé Paddington Mujeyi, un vendeur de parfum de 30 ans. “Depuis quelques mois, nous avons vu des changements côté liberté. On n’est pas harcelés comme du temps de Mugabe”.

Le président Mnangagwa joue gros : il compte obtenir par les urnes la légitimité du pouvoir. Il a succédé en novembre au président Mugabe, poussé vers la sortie par l’armée et par son propre parti, la Zanu-PF, qui ont refusé que sa fantasque et ambitieuse épouse Grace Mugabe lui succède le moment venu.

Dimanche, l’ancien président Mugabe a fait une intervention surprise au cours de laquelle il a rallié son vote à celui du candidat de l’opposition, Nelson Chamisa. Sa consigne aura-t-elle une quelconque influence dans les urnes ? Difficile de le prédire. En tout cas, selon les sondages du groupe Afrobaromètre, Emmerson Mnangagwa devrait sortir vainqueur de ce premier tour. Il est crédité de 40 % d’intention de vote, contre 37 % pour son principal adversaire.

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