Bienvenue sur Africanews

Merci de choisir votre version

Regarder en direct

This is Culture

this-is-culture

Burkina Faso : faire revivre le tissus traditionnel en y apportant une touche moderne

Burkina Faso : faire revivre le tissus traditionnel en y apportant une touche moderne

Burkina Faso

Le Koko Dunda est un tissu artisanal traditionnel du Burkina Faso qui fait son grand retour grâce au designer Bazem’se, qui lui donne une touche moderne.

Le Burkina Faso est réputé depuis des siècles pour son tissu le Faso Dan Fani. Aujourd’hui, Sebastian Bazemo, un créateur de mode burkinabé a décidé de faire revivre l’un des tissus traditionnels des plus anciens du pays ; le Koko Dunda, en lui donnant une touche moderne.

Dans son atelier à Ouagadougou, il travaille avec des tailleurs, reprenant des designs. Une partie de sa collection de tissus faits à la main a déjà été exposée au cours d’un défilé de mode dans la ville de Bobo Dioulasso.

"Il nous a permis de regarder le tissu d'un point de vue différent : aujourd'hui, nous regardons le tissu et nous en voyons la beauté, nous pouvons voir sa valeur, et ce qu'il faut pour le produire."

“Je voulais mettre tout le monde au défi de repenser ce tissu et je pense que je l’ai fait avec ma propre compagnie Bazam’se. Je pense que le Koko Dunda fait maintenant partie intégrante de la scène de la mode au Burkina Faso”, a-t-il déclaré.

Sous son label Bazem’se, Bazemo se dit motivé et axé sur l’amélioration du quotidien des femmes burkinabè, qui pratiquent traditionnellement la teinture sur tissu.

>>> LIRE AUSSI : Côte d’Ivoire : à la découverte du tissu traditionnel Dan

Internationaliser le Koko Dunda

‘‘Depuis 30 ans, je teins le tissu Bazin et Bogolan, mais nous avons commencé à travailler avec le tissu Koko Dunda lorsque Bazam’se l’a rendu populaire, et nous avons commencé à le produire en grandes quantités. Le tissu coûte maintenant 3 500 francs CFA (6 USD) et plus. J’ai du mal à répondre à la demande de mes clients. Avec le bénéfice que je fais, j’ai réussi à envoyer trois de mes enfants à l’université en Europe”, explique Sata Coulibaly, teinturière.

‘‘Pour moi, c’est un moyen de créer de l’emploi pour nos chères mères, qui travaillent avec ce tissu depuis de nombreuses années et qui n’en profitent pas, c’est pour les soutenir. Il est temps pour les Africains de commencer à explorer leurs textiles. Permettre d‘être envahi par tout ce qui vient de l‘étranger”, ajoute l’air rêveur, Sebastian.

Le Koko Dunda a perdu son allure au fil des années et a finalement été décrit comme un pagne réservé aux couches défavorisées de la société.

Pour son nouveau projet, le concepteur travaille pour attirer une clientèle plus internationale. Il a déjà reçu des commandes des États-Unis et de l’Europe.

>>> LIRE AUSSI : Premier salon du pagne africain au Congo

Reuters

Voir plus