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Élections au Zimbabwe : l'opposant Chamisa certain de sa victoire

Élections au Zimbabwe : l'opposant Chamisa certain de sa victoire

Zimbabwe

C‘était son dernier meeting de campagne avant les élections générales de ce 30 juillet.

Le leader du Mouvement pour le changement démocratique (MDC), Nelson Chamisa, a assuré samedi que son parti sera “le prochain gouvernement”, ajoutant, “nous serons les gagnants, sans aucun doute”.

“Si nous ratons notre chance lundi, nous sommes condamnés à vie, parce que nous savons que le gouvernement actuel n’a aucune idée et qu’il n’a pas de direction”, a défendu l’opposant.

"Nous sommes le prochain gouvernement de ce pays, dans deux jours, nous sommes le prochain gouvernement, nous serons les gagnants, sans aucun doute."

Nelson Chamisa joue la carte du changement, tout en essayant de rassurer les sceptiques. “Vous êtes en sécurité entre mes mains”, a-t-il affirmé cette semaine à ses partisans.

Ce dernier n’a cessé de critiquer avec constance et pendant toute la campagne, l’impartialité selon lui des médias et de la commission électorale.

“S’ils truquent les élections, nous descendrons dans les rues. Trop c’est trop, nous en avons marre, nous n’avons pas de travail, nous ne sommes rien”, a ajouté énervée une partisane du parti MDC.

Une opposition pas totalement convaincue

C’est en 1999, dès sa création, que Chamisa rejoint le MDC. Après s‘être fait remarquer pour son engagement, il dirige la jeunesse du MDC, avant de devenir le porte-parole d’un parti où il imprime sa marque avec des discours passionnés distillés d’humour.

Mais il en paie le prix fort avec notamment plusieurs arrestations aux cours desquelles il est passé à tabac. Ces derniers mois, il a aussi vu sa crédibilité entachée par des propos incongrus.

Il choque en lançant qu’il mariera sa sœur de 18 ans à Emmerson Mnangagwa si son rival obtient 5 % des voix. Des propos qui valent au père de famille d‘être taxé de sexiste.

En mai, il provoque encore la controverse en annonçant qu’il reviendra, en cas d‘élection, sur tous les accords conclus entre le Zimbabwe et la Chine, les jugeant “injustes”. Une mesure mal comprise dans un pays empêtré dans une crise économique catastrophique depuis bientôt deux décennies.

Le journal d‘État The Herald éprouve d’ailleurs un malin plaisir à le vilipender. “Sa quête avide de reconnaissance détruira le pays plus vite qu’une bombe nucléaire”, raille le quotidien.

L’avocat de 43 ans n’a pas réussi cette année, comme le souhaitait son défunt mentor Morgan Tsvangirai à présenter un front uni de l’opposition aux élections générales du 30 juillet.

Un total de 23 candidats sont en course pour la présidentielle et plus de 50 partis pour les législatives.

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