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Comores : référendum du 30 juillet sous fond de tensions

Comores : référendum du 30 juillet sous fond de tensions

Comores

Les Comores sous très fortes tensions politiques alors que le pays est appelé ce lundi à se prononcer par référendum sur une réforme constitutionnelle contestée qui permettrait au président Azali Assoumani de se représenter.

Le chef de l‘État a une nouvelle fois appelé les quelque 300.000 électeurs comoriens qui iront aux urnes à voter massivement en faveur du ‘‘OUI’‘.

“Ça été mauvais. Un, c’est non-renouvelable, parce que maintenant cinq ans, c’est l’étude d’un projet. Et puis aussi celui qui avait le cinq ans, c’est comme s’il n’avait pas une responsabilité à présenter donc il fait cinq ans, il s’en va. Mais quand il sait qu’il peut se présenter, il doit exceller’‘, a défendu le président Azali Assoumani au cours d’une allocution.

Ce n’est pas un projet du président Azali, c’est le peuple qui a décidé, c'est capital ! Ce n'est pas uniquement nécessaire, il faut en passer par là. Je sais bien que le changement fait peur, c’est comme en France, c’est comme ailleurs

La principale disposition de son projet modifie le régime de la présidence tournante, adopté en 2001 pour ramener un peu de stabilité dans un pays secoué par une longue série de crises séparatistes et de coups d‘État.

Dérive dangereuse

Si la réforme est adoptée, le chef de l‘État pourra désormais effectuer deux mandats de cinq ans consécutifs.

Jugeant cette réforme “illégale”, l’opposition a refusé de participer à la campagne référendaire. Les adversaires du président Assoumani y voient une nouvelle preuve de la dérive autoritaire, de son gouvernement.

“Nous boycottons le référendum et c’est un droit patriotique, et c’est un devoir même parce que c’est organisé dans l’illégalité. Le texte qui est proposé est anticonstitutionnel. Il y a la Cour constitutionnelle qui a mis à mal les compétences transférées à une Cour suprême, quelque chose qui n’obéit à aucune loi”, explique le gouverneur Abdou Salami Abdou.

Même l’un des vice-présidents, Ahmed Saïd Jaffar, s’en est inquiété. “La Loi fondamentale a été piétinée”, a-t-il déploré, avant d’appeler ses compatriotes “à refuser cette dérive dangereuse et à exiger le respect de la loi”.

Outre cette disposition jugée très controversée, le projet défendu par Azali Assoumani prévoit la suppression des trois postes de vice-présidents, la fin de la Cour constitutionnelle et l’instauration de l’islam en “religion d‘État”.

Le vote a lieu ce lundi entre 4 et 13 heures GMT.

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