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Un photojournaliste égyptien risque la peine de mort

Un photojournaliste égyptien risque la peine de mort

Egypte

Le photojournaliste égyptien Mahmoud Abu Zeid connaitra ce samedi le sort que lui réserve la justice égyptienne qui l’accuse, en compagnie de 738 autres personnes, d’appartenance à un groupe terroriste. Il lui est reproché d’avoir participé, le 14 août 2013, à une manifestation des Frères musulmans, organisation considérée comme terroriste par Le Caire.

Un sourire innocent, la mère de Mahmoud Abu Zeid se bat au quotidien pour que son fils le partage à nouveau avec sa famille. Les parents de ce photojournaliste égyptien attendent désespérant le retour à la maison leur fils en prison depuis 2013. Il est poursuivi pour terrorisme pour, dit-on, avoir pris part à une manifestation pro-Morsi au cours de laquelle plusieurs policiers ont été tués.

Il sera édifié sur son sort ce samedi et risque la peine de mort. Mais, sa mère, Reda Mahrous, ne veut pas perdre espoir, malgré les signaux négatifs. « Eh bien, mon sentiment est que, si Dieu le veut, il sera blanchi, mais au fond, je suis effrayé. Si Dieu le veut, il obtiendra un acquittement. Mais d’après ce que j’ai vu, j’ai peur, il y a de l’horreur dans mon cœur, honnêtement », explique la vieille dame.

« Shawkan n’a rien à voir avec ça »

Plus connu sous le pseudonyme de Shawkan, le jeune homme de 31 ans fait partie d’un groupe de 739 personnes, dont la plupart sont membres des Frères musulmans, poursuivis pour meurtre, tentative de meurtre et appartenance à un groupe interdit entre autres. Et en mars dernier, le parquet avait requis la peine capitale qui équivaut à la mort par pendaison. D’où la détresse de ses parents. « Shawkan n’a rien à voir avec ça, c’est un journaliste. Il n’a aucune affiliation avec qui que ce soit. Il tenait un appareil photo et prenait des photos, pas une arme ou quelque chose comme ça », poursuit-elle.

Shawkan, qui couvrait la manifestation pour une agence de photo britannique en tant que le photographe indépendant, s’est vu décerner le Prix de la liberté de la presse 2018 par l’UNESCO. L’agence onusienne qualifie sa détention de violation des droits humains.

Ce que rejettent les autorités égyptiennes qui ont vivement critiqué la décision de récompenser une personne accusée d’infractions graves.

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