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Comores : le président appelle à voter pour le "oui", lors d'un rassemblement

Comores : le président appelle à voter pour le "oui", lors d'un rassemblement

Comores

Les Comoriens sont appelés le 30 juillet à se prononcer sur une vaste réforme constitutionnelle qui, en cas de victoire du “oui”, permettrait au président Azali Assoumani de se présenter pour un second mandat consécutif.

Les électeurs auront à répondre par “oui” ou “non” à la question “Approuvez-vous le projet portant révision de la Constitution du 23 décembre 2001 révisée en 2009 et en 2013 ?”. Un projet qui, selon ses partisans, devrait permettre aux Comores d’améliorer leurs conditions de vie.

“La constitution maintient la stabilité politique parce que la tournante est toujours maintenue voire même renforcée. Au lieu de cinq ans, elle est renforcée à dix ans, c’est-à-dire le président en exercice peut encore postuler à un deuxième mandat par rapport à son bilan. Il peut être jugé positif donc la population peut lui donner encore une fois l’occasion de diriger le pays”, a déclaré Maoulida Mmadi, partisan du président en exercice.

“Je pense bien si la constitution est mise en application vraiment la vie des Comoriens va s’améliorer par rapport à la vie qu’on vivait, nous et nos parents. Donc là j’appelle tous les citoyens et toutes les citoyennes de ce pays à voter le OUI afin que nous puissions bâtir des Comores émergentes”, ajoute Abdoussalam Halidi, un autre partisan du président Azali.

En cas de victoire du “oui” au référendum, le président Azali élu en 2016 se représentera lors d’une élection anticipée en 2019. Si le “non” l’emporte, le président se retirera, selon son porte-parole, Mohamed Ismailla. Le projet qui renforce les pouvoirs du président de l’Union des Comores, lui permet en outre de conclure et ratifier les traités et les accords internationaux sans consulter le Parlement. Selon le texte, les postes des trois vice-présidents seront également supprimés, tout comme la Cour constitutionnelle.

Un référendum boudé par l’opposition

La notion de laïcité disparaît dans le texte. “L’islam est la religion d’Etat” et “l’Etat puise dans cette religion les principes et règles d’obédience sunnite”, peut-on lire dans le projet. L’opposition comorienne, qui dénonce depuis des mois “les abus de pouvoir” du président, avait jugé ce week-end le référendum “illégal”.

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En outre, la semaine dernière un des vice-présidents Abdou Moustoidrane, en charge des portefeuilles de la Production et de l‘Énergie, favorable lui aussi à la cette réforme constitutionnelle, a été victime d’une fusillade de la part d’inconnus alors qu’il se rendait à son village natal. Mais, Abdou Moustoidrane en était sorti indemne, des observateurs ont vu en cet attentat un mauvais signe pour la stabilité avant, pendant et pendant le référendum.

>>> LIRE AUSSI : Comores : qui a voulu tuer le vice-président Abdou Moustoidrane ?

La Commission de l’océan Indien (COI) a ainsi condamné l’attentat et appelé au dialogue la classe politique comorienne.

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Les Comores ont été agitées par des crises séparatistes et coups d’Etat jusqu‘à l’instauration en 2001 d’une nouvelle Constitution et du système de la présidence tournante, tous les cinq ans, entre les trois îles (Grande-Comore, Mohéli, Anjouan) qui forment l’archipel. C’est ce système que le président Azali entend remettre en cause.

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AFP

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