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Jean-Yves Le Drian en Libye pour soutenir les élections de décembre 2018

Jean-Yves Le Drian en Libye pour soutenir les élections de décembre 2018

Libye

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian est arrivé lundi à Tripoli en Libye, où il a rencontré son homologue Mohamed Siyala et le chef du gouvernement d’union nationale Fayez al-Sarraj.

Le chef de la diplomatie française a également rencontré un groupe de militaires actifs dans la lutte antiterroriste, avant de s’entretenir avec Khaled Mechri, le président du haut conseil d’Etat, afin de pousser à la mise en œuvre de l’accord de Paris qui prévoit des élections en décembre.

‘‘À Paris, les responsables libyens se sont également engagés à tenir des élections présidentielle et législatives suivant un calendrier précis, d’ici la fin de l’année. Et c’est ce que prévoit le plan d’action du représentant spécial des Nations Unies, M. Salamé. C’est ce à quoi aspirent les citoyens libyens qui se sont inscrits massivement sur les listes électorales : c’est donc le chemin à suivre.”

"Il s'agit d'un message d'amitié au peuple libyen mais aussi d'un message de soutien (…) à l'ensemble des forces libyennes qui luttent contre le terrorisme partout sur le territoire. Ce combat (…) est commun et nous continuerons de le mener ensemble.''

Les principaux protagonistes de la crise libyenne, dont le Premier ministre du GNA et le maréchal Haftar, se sont engagés le 29 mai dans la capitale française à tenir des élections législatives et présidentielle le 10 décembre pour tenter de sortir leur pays de la crise.

Sept ans après la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye reste à la dérive, avec deux autorités politiques rivales, le GNA à Tripoli et une autre, basée dans l’Est soutenue par le maréchal Khalifa Haftar. L‘économie du pays est chancelante malgré de grandes richesses pétrolières.

Jean-Yves Le Drian veut maintenir la pression pour des élections en décembre. “Il faut continuer à pousser avec ceux qui sont déjà dans le processus (de Paris), l‘élargir à d’autres”, a-t-on expliqué dans son entourage.

Avec un première exigence, trouver un compromis sur une “base constitutionnelle” et une loi électorale d’ici au 16 septembre, alors que certains acteurs politiques et milices continuent à se disputer le contrôle du pays.

Nombre d’observateurs jugent le calendrier trop ambitieux au vu des rivalités sur le terrain et préconisent de stabiliser en premier lieu l‘économie.

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