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Kenya : les violences faites aux hommes par les femmes en augmentation

Kenya : les violences faites aux hommes par les femmes en augmentation

Kenya

D’après une institution kényane de documentation des crimes, le nombre d’hommes victimes de violences de la part des femmes est en augmentation progressive. Mais, difficile pour l’instant de déterminer les causes de ce phénomène.

Derrière une femme à la beauté apollinienne ou angélique, peut se cacher un monstre aussi impitoyable que Lucifer. Aussi hyperbolique et stigmatisant que cela puisse paraître, ce précepte est loin d‘être mis en cause par l’affaire Kamande au Kenya.

Ruth Kamande, c’est cette jeune fille qui avait été élue « miss prison » en 2016 et a été condamnée en mai dernier à la peine de mort par un tribunal de Nairobi pour meurtre de son compagnon. En 2015, alors âgée de 21 ans, Ruth Kamande se dispute avec son petit ami Farid Mohamed et lui administre 25 coups de poignard. Et Mohamed meurt sur-le-champ.

Mais, l’affaire Kamande est loin d‘être unique au Kenya. Si les institutions en charge de défense des droits de l’homme mettent souvent en avant les violences faites aux femmes par les hommes, les femmes violentent elles aussi les hommes en dehors ou au sein des foyers. En 2014, Sheila Kibinge avait étranglé son mari. Elle a été condamnée à 30 ans d’emprisonnement ferme. Sa comaptriote Martha Auma Nyargol avait elle aussi assassiné son conjoint. Les cas sont nombreux.

Plusieurs méthodes

Une étude menée en 2014 par le National Crime Research Center, montre en effet que si les violences contre les femmes sont restées constants au fil des ans, les taux de violences contre les hommes augmentent. « La prévalence de la violence basée sur le genre était de 38 % pour les femmes et de 20,9 % pour les hommes par le passé. Mais, ces derniers temps, elle est de 37,7 % pour les femmes et de 48,6 % pour les hommes », explique le document cité par un organe site local.

Machette, couteau, étranglement, empoisonnement, …. Plusieurs méthodes et armes sont utilisées par certaines femmes du Kenya pour écourter la vie de leurs conjoints lorsqu’elles sont emportées par la colère.

S’il existe peu de détails sur plusieurs aspects dont la méthodologie utilisée pour mener la recherche, l‘étude est aussi peu loquace quant aux causes de cette augmentation. Plusieurs hypothèses sont alors évoquées, parmi lesquelles la légitime défense, les frustrations et les crises de jalousie. Mais, nuancent certains juristes et psychologues, l’empoisonnement par exemple est un crime prémédité.

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