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Effondrement du ''mur'' : de nombreux Éthiopiens rêvent d'un retour dans leur pays

Effondrement du ''mur'' : de nombreux Éthiopiens rêvent d'un retour dans leur pays

Ethiopie

Les Éthiopiens en exil dans le monde entier saluent les changements politiques importants sous le nouveau Premier ministre Abiy Ahmed par des larmes et des acclamations, et rêvent de quelque chose d’impensable il y a seulement un mois – rentrer au bercail.

Kassahun Gebrehana a quitté l’Ethiopie il y a 17 ans à cause de la situation politique instable.

Aujourd’hui âgé de 39 ans, ce propriétaire de restaurant (Little Addis) exilé à Johannesburg en Afrique du Sud rêve de pouvoir retourner dans son pays, et de se construire une nouvelle vie.

"Quand j'ai vu cela à la télévision, j'étais très ému et je regardais ça ... Plein de larmes, parce que quand on voit le peuple érythréen, les Éthiopiens et les Érythréens, on forme un peuple, je peux dire une société, une communauté

“Je ne vais pas passer des vacances, je vais là-bas, je vais y retourner, parce que maintenant, vous pouvez voir, vous pouvez voir comment les choses viennent de se passer, juste à l’improviste, c’est arrivé “, a-t-il déclaré.

Tout comme lui, ils sont des centaines de milliers d‘Éthiopiens ayant fui la dictature instaurée dans les années 1980 par le régime militaire «Derg» qui a gouverné le pays depuis le renversement de l’empereur Hailé Sélassié en 1974 jusqu‘à la fin des années 1980.

Les conflits ethniques étendus à l‘Érythrée dans les années 1998-2000 qui ont fait environ 80 000 morts, ont également poussé des milliers d’autres à l’exil.

Même, après que les armes se sont tues, d’autres ont fui l’autoritarisme omniprésent de la coalition au pouvoir de l’EPRDF.

‘‘Ils tuaient des gens, beaucoup de choses s‘étaient passées auparavant, mais maintenant nous souhaitons que les choses se passent bien, mais cela n’est pas encore le cas, nous voyons, mais continuons de rêver, notre rêve, c’est maintenant voilà ce que je pense, oui’‘. Raconte Temesgen Assefa , un autre exilé.

Les membres de la diaspora qui reviennent avec leurs compétences et leurs moyens pourraient stimuler une économie privée de devises et entravée par l’héritage de décennies de planification centrale de style soviétique, de l’avis de plusieurs analystes.

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